12 principes pour arrêter d’être GENTIL et être SOI MÊME

12 principes simples pour arrêter d’être gentil et exprimer véritablement notre personnalité pour être vraiment nous-mêmes, ce qui implique parfois de savoir dire non.

Nous n’avons jamais appris les mots qui parlent de notre monde intérieur. Depuis l’enfance, nous nous sommes mis à l’écoute des autres : parents, instituteurs, puis collègues, patrons, etc. Pour survivre et s’intégrer, nous avons alors cru de devoir nous couper de nous-même. Notre mental a bénéficié de tous les soins et de l’essentiel de notre éducation au dépens des autres aspects de notre personne. Notre compréhension intellectuelle des choses a donc été stimulée et encouragée, mais le résultat est le suivant. D’abord, nous jugeons les autres plus vite que notre ombre à partir d’un minimum d’informations.

Ensuite nous fonctionnons par habitude avec des automatismes de pensées dans un univers de concept et d’idée.

Nous fonctionnons sur un système binaire, une chose est blanche ou noire : j’ai tort ou j’ai raison, zéro ou un. Enfin, nous ne prenons pas la responsabilité de ce que nous ressentons : je suis triste parce que tu…, je suis ainsi parce que ma mère…, je n’ai pas le choix, etc.

Dans ce fonctionnement traditionnel, nous nous sommes coupés de nos sentiments et de nos émotions. Par pudeur et réserve transmises de génération en génération, nous ne parlons pas de nous-même et ne connaissons même pas le vocabulaire pour parler des enjeux de notre vie intérieure.

Donc, premier principe pour cesser d’être gentil et être vrai : prenez conscience de ce que vous êtes en train de vivre. De nombreuses personnes s’épuisent dans le soin de l’autre et l’oubli de soi. Cette violence qu’elles s’infligent pour bien faire fait qu’un jour, elles ne sont plus capables de ne rien faire. Pour développer la conscience de ce que l’on vit, les quatre stades à considérer sont:

1.L’observation

2. le sentiment

3. le besoin

4. la demande.

Commençons par la première : l’observation. Observer des faits de façon neutre, sans juger ni interpréter est essentiel en apprenant à dissocier le fait de l’émotion qu’il suscite, et ne faire aucune supposition que l’on prendrait pour une vérité. Utilisez le jeu pour exprimer notre sentiment, mais exprimez-le sans interprétation. Par exemple, lorsque vous dites je me sens triste, inquiet, en colère, etc., vous gardez la responsabilité de ce que vous vivez. Lorsque vous dites : je me sens trahi et manipulé, vous traitez implicitement l’autre de traître et de manipulateur, et vous restez dans un scénario de victime, de plainte, et de conflit.
être soi-même

Partez du principe que l’autre n’est pas là pour satisfaire vos besoins, pas même votre conjoint, même s’il peut y contribuer.

De la même façon, vous n’avez pas à passer votre vie à combler les besoins des autres. Et c’est encore valable pour votre conjoint. Identifier son besoin de repos, de temps, de disposer de sa soirée, c’est choisir de ne jamais nier ou renier ce qui nous habite.

Tous nos besoins n’ont pas besoin d’être satisfaits, mais tous ont besoin d’être au moins reconnus. Pour satisfaire vos besoins, formulez des demandes concrètes, réalistes, positives et négociables. C’est le caractère négociable de la demande qui crée l’espace nécessaire à la discussion.

Le principe numéro deux est de prendre conscience que l’autre est en train de vivre. Communiquer, c’est s’exprimer et écouter.

Il faut laisser tomber la peur de se dévoiler, comme celle d’entendre l’autre dans sa souffrance et ses difficultés. L’empathie alias la compassion est la présence portée à ce que vous viviez et ce que vit l’autre.

Les quatre étapes de la pratique de l’empathie sont les suivantes :

1. écouter sans rien faire

2. porter votre attention sur les sentiments et les besoins de votre interlocuteur

3. refléter les sentiments et les besoins de votre interlocuteur en les reformulant

4. observer les signes de relâchement et de détente.

Envers les personnes allergiques à l’empathie, vous pouvez utiliser la compassion silencieuse en restant tout simplement ouvert et bienveillant. Le troisième principe, c’est la rencontre.

Lorsque nous fonctionnons principalement sur le plan intellectuel, ce qui est le plus souvent, c’est de :

1. se louper l’un l’autre

2. rentrer de plein fouet dans la dispute

3. ne pas oser nous montrer tels que nous sommes pour éviter les projectiles verbaux.

Mais pour marcher sur le chemin vers l’autre, vous ne pouvez pas faire l’économie du chemin vers soi. Le quatrième principe, c’est : soyez vous-même et laissez l’opportunité aux autres pour faire de même. Nous sommes sommés de correspondre aux attentes des autres pour être aimés.

Alors, nous savons faire plaisir, être un bon garçon, un bon père, un bon collègue ou un bon mari, mais nous ne savons pas être tout simplement nous-même. En croyant être responsable des sentiments des autres, nous culpabilisons, mais nous n’arrivons pas pour autant à être à l’écoute de l’autre. Prendre soin de quelqu’un, ce n’est pas de le prendre en charge. C’est avoir confiance dans les facultés de la personne à s’en sortir grâce à ses propres ressources. Cela implique la confiance dans ses propres capacités.

Le cinquième principe est d’être aimé comme nous sommes. Cessons de chercher à correspondre à l’attente des autres et de demander aux autres de correspondre à nos attentes. Il est préférable d’aimer son fils tel qu’il est que d’aimer son projet de fils – par exemple, un être brillant qui devrait être ingénieur – et d’aimer son conjoint plus que son projet de vie commune. Mais pour cela, il faut développer un sentiment de sécurité intérieure dissocié de ces rôles sociaux de bonne mère, de bonne épouse, bonne fille, etc.

Cessons de nous sentir menacé par nos différences et celles des autres. Cessons d’avoir peur de la désapprobation. Derrière une apparente gentillesse, il y a souvent la peur de perdre, la peur du rejet et la peur de la critique. Or, pour fonder des relations satisfaisantes et durables, nous ne pouvons pas faire l’économie de la vérité et de l’authenticité. Le sixième principe est : dites non plus souvent. L’obéissance ne crée pas des êtres responsables mais des automates. Savoir dire non est au cœur de quatre valeurs essentielles : le respect de l’autre et de soi, l’autonomie, la responsabilité et la force.

Entraînez-vous à dire non dans des situations faciles pour pouvoir ensuite y arriver dans des situations plus difficiles.

Dire non d’une façon constructive et créative, c’est également dire oui à quelque chose d’autre. Et c’est également développer sa capacité à entendre le non de l’autre sans le prendre de façon personnelle. Le septième principe, c’est : n’ayez pas peur des conflits. Derrière la peur du conflit se trouve un besoin de sécurité affective. Suis-je encore aimable ? Peut-on encore m’aimer si je ne suis pas d’accord ? Mais le conflit est également une formidable opportunité d’évolution. Le huitième principe est : bien gérer sa colère. Exprimer ou entendre la colère peut sembler difficile. La colère est pourtant un formidable signal d’alarme sur notre tableau de bord intérieur, le signe qu’il faut nous mettre aux soins intensifs de notre propre écoute. Et enterrer ses colères, c’est véritablement s’assoir sur un champ de mines.

Un jour, ça pète et ça se transforme en agression sur quelqu’un. Prendre soin de ses colères consiste à : – Nous taire plutôt qu’exploser, car si nous explosons à la figure de l’autre, l’agressé ne pourra pas bien nous entendre – Accueillir toute notre colère : accepter que toute la violence qui est en nous sert d’exutoire.

Il faut être capable de bien la regarder en face avec ses images et ses fantasmes. – Identifiez les besoins insatisfaits. – Identifiez les nouveaux sentiments qui peuvent se manifester. Derrière cette colère, il peut y avoir la fatigue d’une situation. Et derrière cette fatigue, un besoin de changement. – Dire notre colère. Idéalement vous pouvez l’exprimer seulement lorsque la tension est relâchée.

Pour être capable d’écouter la colère d’autrui, essayez de rester patient et de pratiquer l’empathie. Le neuvième principe, c’est d’éviter le langage déresponsabilisant : il faut, tu dois, c’est comme ça, je n’ai pas le choix, je n’ai pas le temps, etc. Ce langage déresponsabilisant anesthésie la conscience et vous transforme en robot. La contrainte est inconfortable mais familière. Remettre en cause son sens du devoir et ses habitudes, agir par choix et par élan du cœur peut faire peur.

Pourtant, la vie se trouve ici même dans ces enthousiasmes. Par ailleurs, regardez à quoi et à qui vous consacrez votre temps et votre énergie.

Ce sont d’excellents indicateurs de vos priorités, de vos choix et des besoins que vous décidez de satisfaire. Le dixième principe est : ayez un sens à votre vie. Nous avons besoin de connaître le sens de notre vie, ses interactions et sa signification. Si nous ne prenons pas soin de notre besoin de nous sentir pleinement vivant, nous risquons de le combler d’une façon destructrice. Le onzième principe est : éradiquez le système punition/récompense. Le vieux système punition/récompense ne crée pas de sécurité intérieure et de confiance en soi.

Il ne fonctionne pas mieux pour l’éducation des enfants qu’au sein des entreprises. Ce système fait appel à la peur et à la culpabilité au lieu de faire appel à l’enthousiasme et à l’adhésion. Bien sûr, la fermeté est parfois nécessaire.

Mais ne peut-on pas être fort sans être agressif ? Et pour finir, le douzième principe est le suivant : essayez d’être présent à vous-même sans jugement trois minutes, trois fois par jour.

Posez-vous cette question : y a-t-il quelqu’un à l’intérieur ? Soyez également reconnaissant et exprimez cette gratitude pour tous vos besoins comblés. La gratitude est la vitamine de la relation. Rappelez-vous que la violence n’est pas l’expression de notre nature, mais celle de la frustration. Elle exprime nos besoins non reconnus ou non satisfaits. La communication consciente et non violente est un mode de résolution des conflits qui permet de nous déprogrammer du vieux système de la violence.

Il n’y aura pas de paix dans le monde tant que l’homme ne prendra pas soin chaque jour de cultiver sa paix intérieure. Cette paix se propagera ensuite par rayonnement car la paix est contagieuse..

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