Comment vivre avant que vous ne mourriez – Steve Jobs

Comment vivre avant que vous ne mourriez – Steve Jobs

 

 

C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister ? une remise de dipl?mes dans une des universit?s les plus prestigieuses du monde. A dire vrai, je n’ai jamais termin? mes ?tudes sup?rieures.

Et aujourd’hui est le plus proche que je n’ai jamais ?t? d’une remise de dipl?mes dans une universit? ! Aujourd’hui, je veux vous faire partager aujourd’hui trois exp?riences qui ont marqu? ma carri?re. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste 3 exp?riences. La premi?re concerne l’enchainement des circonstances.

J’ai abandonn? mes ?tudes au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis rest? auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber d?finitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ? Tout a commenc? avant ma naissance.

Ma m?re biologique ?tait une jeune ?tudiante c?libataire, et elle avait choisi de me confier ? des parents adoptifs. Elle tenait ? me voir entrer dans une famille de dipl?m?s universitaires, et tout avait ?t? pr?vu pour que je sois adopt? d?s ma naissance par un avocat et son ?pouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils d?cid?rent au dernier moment qu’ils pr?f?raient avoir une fille.

Mes parents, qui ?taient sur une liste d’attente, re?urent un coup de t?l?phone au milieu de la nuit : ? Nous avons un petit gar?on qui n’?tait pas pr?vu.

Le voulez-vous ? ? Ils r?pondirent : ? Bien s?r. ? Ma m?re biologique d?couvrit alors que ma m?re adoptive n’avait jamais eu le moindre dipl?me universitaire, et que mon p?re n’avait jamais termin? ses ?tudes secondaires.

Elle refusa de signer les documents d?finitifs d’adoption et ne s’y r?solut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais ? l’universit?. Ce fut le d?but de ma vie 17 ans plus tard, j’entrais donc ? l’universit?. Mais j’avais na?vement choisi un ?tablissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les ?conomies de mes parents servirent ? payer mes frais de scolarit?. Au bout de 6 mois, je n’en voyais toujours pas la justification.

Je n’avais aucune id?e de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’universit? pouvait m’aider ? trouver ma voie.

J’?tais l? en train de d?penser tout cet argent que mes parents avaient ?pargn? leur vie durant. Je d?cidai donc de laisser tomber et que tout se passerait bien. Une d?cision plut?t risqu?e, mais r?trospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. D?s le moment o? je renon?ais, j’abandonnais les mati?res obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’int?ressaient.

Tout n’?tait pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais ? m?me le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour r?cup?rer le d?p?t de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilom?tres ? pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un r?gal. Et ce que je d?couvris alors, guid? par ma curiosit? et mon intuition, se r?v?la inestimable ? l’avenir.

Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de typographie de tout le pays.

Dans le campus, chaque affiche, chaque ?tiquette sur chaque tiroir ?tait parfaitement calligraphi?e. Parce que je n’avais pas ? suivre de cours obligatoire, je d?cidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caract?res, les espaces entre les diff?rents groupes de lettres, les d?tails qui font la beaut? d’une typographie.

comment vivre steve jobs

C’?tait un art ancr? dans le pass?, une subtile esth?tique qui ?chappait ? la science. J’?tais fascin?. Rien de tout cela n’?tait cens? avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, 10 ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint.

Et nous l’incorpor?mes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur dot? d’une typographie ?l?gante. Si je n’avais pas suivi ces cours ? l’universit?, le Mac ne poss?derait pas une telle vari?t? de polices de caract?res ni ces espacements proportionnels.

Et comme Windows s’est born? ? copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laiss? tomber mes ?tudes ? l’universit?, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-?tre pas cette richesse de caract?res.

Naturellement, il ?tait impossible de pr?voir ces r?percussions quand j’?tais ? l’universit?. Mais elles me sont apparues ?videntes dix ans plus tard. On ne peut pr?voir l’incidence qu’auront certains ?v?nements dans le futur c’est apr?s coup seulement qu’apparaissent les liens.

Vous pouvez seulement esp?rer qu’ils joueront un r?le dans votre avenir.

L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe.

Parce croire va vous mettre sur le chemin vous donnera la confiance de suivre votre c?ur.

M?me quand ?a vous m?ne en dehors des sentiers battus. Et cela fera toute la diff?rence.

Ma deuxi?me histoire concerne la passion et l’?chec.

J’ai eu la chance d’aimer tr?s t?t ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz et moi [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple] nous avons cr?? Apple dans le garage de mes parents.

Nous avons ensuite travaill? dur et, 10 ans plus tard, Apple ?tait une soci?t? de plus de 4 000 employ?s dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer notre plus belle cr?ation, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.

C’est alors que je fus vir?. Comment peut-on vous virer d’une soci?t? que vous avez cr??e ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engag? quelqu’un qui me semblait avoir les comp?tences n?cessaires pour diriger l’entreprise ? mes c?t?s et, pendant la premi?re ann?e, tout se passa bien.

Puis nos visions ont diverg?, et nous nous sommes brouill?s. Le conseil d’administration s’est rang? de son c?t?. C’est ainsi qu’? 30 ans je me suis retrouv? sur le pav?.

Vir? avec perte et fracas. La raison d’?tre de ma vie n’existait plus. J’?tais en miettes.

Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la g?n?ration qui m’avait pr?c?d? – d’avoir laiss? tomber le t?moin au moment o? on me le passait.

J’ai rencontr? beaucoup de gens Et j’essayais de m’excuser pour avoir tout fichu en l’air. C’?tait un ?chec public, et je songeais m?me ? fuir la Silicon Valley.

Mais peu ? peu quelque chose m’est apparu j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’?tait arriv? chez Apple n’y changeait rien. J’avais ?t? ?conduit, mais j’?tais toujours amoureux.

J’ai alors d?cid? de repartir de z?ro. Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon d?part forc? d’Apple fut salutaire.

Le poids du succ?s fit place ? la l?g?ret? du d?butant, ? une vision moins assur?e des choses. Une libert? gr?ce ? laquelle je connus l’une des p?riodes les plus cr?atives de ma vie.

Pendant les 5 ann?es qui suivirent, j’ai cr?? une soci?t? appel?e NeXT et une autre appel?e Pixar, et je suis tomb? amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon ?pouse.

Pixar, qui allait bient?t produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la premi?re entreprise mondiale utilisant cette technique.

Par un remarquable concours de circonstances, Apple a achet? NeXT, je suis retourn? chez Apple, et la technologie que nous avions d?velopp?e chez NeXT est aujourd’hui la cl? de la renaissance d’Apple.

Et Laurene et moi avons fond? une famille merveilleuse. Tout cela ne serait pas arriv? si je n’avais pas ?t? vir? d’Apple. La potion fut horriblement am?re, mais je suppose que le patient en avait besoin.

Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la t?te. Ne vous laissez pas abattre.

Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il vous faut trouver ce que vous aimez et c’est vrai aussi bien sur le plan professionnel que sentimental.

Le travail occupera une grande partie de votre existence, et la seule mani?re d’?tre pleinement satisfait est de faire ce que vous croyez ?tre bien.

Et la seule fa?on de faire du bon boulot, c’est d’aimer ce que vous faites. Sinon, continuez ? chercher. Ne baissez pas les bras.

C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouv?. Et toute relation r?ussie s’am?liore avec le temps.

Alors, continuez ? chercher. Ne vous arr?tez pas. Ma troisi?me histoire concerne la mort.

A l’?ge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait ? peu pr?s ceci : ? Si vous vivez chaque jour comme s’il ?tait le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. ?

Elle m’est rest?e en m?moire et, depuis, pendant les 33 ann?es ?coul?es, je me suis regard? dans la glace le matin en me disant : ? Si aujourd’hui ?tait le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout ? l’heure ? ? Et si la r?ponse est non pendant plusieurs jours ? la file, je sais que j’ai besoin de changer quelque chose.

Avoir en t?te que je peux mourir bient?t est ce que j’ai d?couvert de plus efficace pour m’aider ? prendre des d?cisions importantes.

Parce que presque tout ? tout ce que l’on attend de l’ext?rieur, nos vanit?s et nos fiert?s, nos peurs de l’?chec ? s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel.

Se souvenir vous mourez un jour est la meilleure fa?on que je connaisse d’?viter le pi?ge qui consiste ? croire que vous avez quelque chose ? perdre.

Vous ?tes d?j? nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre c?ur.

Il y a un an environ, on d?couvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’?tais atteint d’une tumeur au pancr?as.

Je ne savais m?me pas ce qu’?tait le pancr?as. Les m?decins m’annonc?rent que c’?tait un cancer probablement incurable, et je ne pouvais esp?rer vivre que trois ? six mois de plus.

Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : ? Pr?parez-vous ? mourir.

? Ce qui signifie dire ? ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les 10 prochaines ann?es. Ce qui signifie s’assurer que tout est mis en ordre pour rendre les choses les faciles possibles pour votre famille.

En bref, faire vos adieux. J’ai v?cu avec ce diagnostic pendant toute la journ?e. Plus tard dans la soir?e, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancr?as en passant par l’estomac et l’intestin. De mani?re ? r?cup?rer des cellules de ma tumeur.

J’?tais inconscient, mais ma femme, qui ?tait pr?sente, m’a racont? qu’en examinant le pr?l?vement au microscope, les m?decins se sont mis ? pleurer, car j’avais une forme tr?s rare de cancer du pancr?as, gu?rissable par la chirurgie. On m’a op?r? et heureusement, je vais bien maintenant.

Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’esp?re qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’ann?es de plus.

Apr?s cette exp?rience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’?tait pour moi qu’un concept purement intellectuel. Personne ne d?sire mourir.

M?me ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir.

Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais ?chapp?. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a invent? de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous d?barrasse de l’ancien pour faire place au neuf.

En ce moment, vous repr?sentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres.

D?sol? d’?tre aussi dramatique, mais pourtant vrai, Votre temps est limit?, ne le g?chez pas en menant une existence qui n’est pas la v?tre.

Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent ? vivre en ob?issant ? la pens?e d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha ext?rieur ?touffer votre voix int?rieure.

Et le plus important : ayez le courage de suivre votre c?ur et votre intuition.

L’un et l’autre savent d?j? ce que vous voulez r?ellement devenir. Le reste est secondaire. Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog, l’une des bibles de ma g?n?ration. Elle avait ?t? fond?e par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, ? Menlo Park, et il l’avait marqu?e de sa veine po?tique.

C’?tait ? la fin des ann?es 1960, avant les ordinateurs et l’?dition ?lectronique, et elle ?tait r?alis?e enti?rement avec des machines ? ?crire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’?tait une sorte de Google en livre de poche, 35 ans avant la cr?ation de Google. Un ouvrage id?aliste, d?bordant de recettes formidables et d’id?es ?patantes.

Stewart et son ?quipe ont publi? plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog. Quand ils eurent ?puis? la formule, ils sortirent un dernier num?ro. C’?tait au milieu des ann?es 1970, et j’avais votre ?ge. La quatri?me de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure.

Dessous, on lisait : ? Soyez insatiables. Soyez fous. ? C’?tait leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le v?u que j’ai toujours form? pour moi.

Et aujourd’hui, au moment o? vous recevez votre dipl?me qui marque le d?but d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite Soyez insatiables. Soyez fous. Merci ? tous..

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Comment vivre avant que vous ne mourriez – Steve Jobs

 

 

C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister ? une remise de dipl?mes dans une des universit?s les plus prestigieuses du monde. A dire vrai, je n’ai jamais termin? mes ?tudes sup?rieures.

Et aujourd’hui est le plus proche que je n’ai jamais ?t? d’une remise de dipl?mes dans une universit? ! Aujourd’hui, je veux vous faire partager aujourd’hui trois exp?riences qui ont marqu? ma carri?re. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste 3 exp?riences. La premi?re concerne l’enchainement des circonstances.

J’ai abandonn? mes ?tudes au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis rest? auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber d?finitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ? Tout a commenc? avant ma naissance.

Ma m?re biologique ?tait une jeune ?tudiante c?libataire, et elle avait choisi de me confier ? des parents adoptifs. Elle tenait ? me voir entrer dans une famille de dipl?m?s universitaires, et tout avait ?t? pr?vu pour que je sois adopt? d?s ma naissance par un avocat et son ?pouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils d?cid?rent au dernier moment qu’ils pr?f?raient avoir une fille.

Mes parents, qui ?taient sur une liste d’attente, re?urent un coup de t?l?phone au milieu de la nuit : ? Nous avons un petit gar?on qui n’?tait pas pr?vu.

Le voulez-vous ? ? Ils r?pondirent : ? Bien s?r. ? Ma m?re biologique d?couvrit alors que ma m?re adoptive n’avait jamais eu le moindre dipl?me universitaire, et que mon p?re n’avait jamais termin? ses ?tudes secondaires.

Elle refusa de signer les documents d?finitifs d’adoption et ne s’y r?solut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais ? l’universit?. Ce fut le d?but de ma vie 17 ans plus tard, j’entrais donc ? l’universit?. Mais j’avais na?vement choisi un ?tablissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les ?conomies de mes parents servirent ? payer mes frais de scolarit?. Au bout de 6 mois, je n’en voyais toujours pas la justification.

Je n’avais aucune id?e de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’universit? pouvait m’aider ? trouver ma voie.

J’?tais l? en train de d?penser tout cet argent que mes parents avaient ?pargn? leur vie durant. Je d?cidai donc de laisser tomber et que tout se passerait bien. Une d?cision plut?t risqu?e, mais r?trospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. D?s le moment o? je renon?ais, j’abandonnais les mati?res obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’int?ressaient.

Tout n’?tait pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais ? m?me le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour r?cup?rer le d?p?t de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilom?tres ? pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un r?gal. Et ce que je d?couvris alors, guid? par ma curiosit? et mon intuition, se r?v?la inestimable ? l’avenir.

Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de typographie de tout le pays.

Dans le campus, chaque affiche, chaque ?tiquette sur chaque tiroir ?tait parfaitement calligraphi?e. Parce que je n’avais pas ? suivre de cours obligatoire, je d?cidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caract?res, les espaces entre les diff?rents groupes de lettres, les d?tails qui font la beaut? d’une typographie.

comment vivre steve jobs

C’?tait un art ancr? dans le pass?, une subtile esth?tique qui ?chappait ? la science. J’?tais fascin?. Rien de tout cela n’?tait cens? avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, 10 ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint.

Et nous l’incorpor?mes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur dot? d’une typographie ?l?gante. Si je n’avais pas suivi ces cours ? l’universit?, le Mac ne poss?derait pas une telle vari?t? de polices de caract?res ni ces espacements proportionnels.

Et comme Windows s’est born? ? copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laiss? tomber mes ?tudes ? l’universit?, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-?tre pas cette richesse de caract?res.

Naturellement, il ?tait impossible de pr?voir ces r?percussions quand j’?tais ? l’universit?. Mais elles me sont apparues ?videntes dix ans plus tard. On ne peut pr?voir l’incidence qu’auront certains ?v?nements dans le futur c’est apr?s coup seulement qu’apparaissent les liens.

Vous pouvez seulement esp?rer qu’ils joueront un r?le dans votre avenir.

L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe.

Parce croire va vous mettre sur le chemin vous donnera la confiance de suivre votre c?ur.

M?me quand ?a vous m?ne en dehors des sentiers battus. Et cela fera toute la diff?rence.

Ma deuxi?me histoire concerne la passion et l’?chec.

J’ai eu la chance d’aimer tr?s t?t ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz et moi [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple] nous avons cr?? Apple dans le garage de mes parents.

Nous avons ensuite travaill? dur et, 10 ans plus tard, Apple ?tait une soci?t? de plus de 4 000 employ?s dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer notre plus belle cr?ation, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.

C’est alors que je fus vir?. Comment peut-on vous virer d’une soci?t? que vous avez cr??e ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engag? quelqu’un qui me semblait avoir les comp?tences n?cessaires pour diriger l’entreprise ? mes c?t?s et, pendant la premi?re ann?e, tout se passa bien.

Puis nos visions ont diverg?, et nous nous sommes brouill?s. Le conseil d’administration s’est rang? de son c?t?. C’est ainsi qu’? 30 ans je me suis retrouv? sur le pav?.

Vir? avec perte et fracas. La raison d’?tre de ma vie n’existait plus. J’?tais en miettes.

Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la g?n?ration qui m’avait pr?c?d? – d’avoir laiss? tomber le t?moin au moment o? on me le passait.

J’ai rencontr? beaucoup de gens Et j’essayais de m’excuser pour avoir tout fichu en l’air. C’?tait un ?chec public, et je songeais m?me ? fuir la Silicon Valley.

Mais peu ? peu quelque chose m’est apparu j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’?tait arriv? chez Apple n’y changeait rien. J’avais ?t? ?conduit, mais j’?tais toujours amoureux.

J’ai alors d?cid? de repartir de z?ro. Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon d?part forc? d’Apple fut salutaire.

Le poids du succ?s fit place ? la l?g?ret? du d?butant, ? une vision moins assur?e des choses. Une libert? gr?ce ? laquelle je connus l’une des p?riodes les plus cr?atives de ma vie.

Pendant les 5 ann?es qui suivirent, j’ai cr?? une soci?t? appel?e NeXT et une autre appel?e Pixar, et je suis tomb? amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon ?pouse.

Pixar, qui allait bient?t produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la premi?re entreprise mondiale utilisant cette technique.

Par un remarquable concours de circonstances, Apple a achet? NeXT, je suis retourn? chez Apple, et la technologie que nous avions d?velopp?e chez NeXT est aujourd’hui la cl? de la renaissance d’Apple.

Et Laurene et moi avons fond? une famille merveilleuse. Tout cela ne serait pas arriv? si je n’avais pas ?t? vir? d’Apple. La potion fut horriblement am?re, mais je suppose que le patient en avait besoin.

Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la t?te. Ne vous laissez pas abattre.

Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il vous faut trouver ce que vous aimez et c’est vrai aussi bien sur le plan professionnel que sentimental.

Le travail occupera une grande partie de votre existence, et la seule mani?re d’?tre pleinement satisfait est de faire ce que vous croyez ?tre bien.

Et la seule fa?on de faire du bon boulot, c’est d’aimer ce que vous faites. Sinon, continuez ? chercher. Ne baissez pas les bras.

C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouv?. Et toute relation r?ussie s’am?liore avec le temps.

Alors, continuez ? chercher. Ne vous arr?tez pas. Ma troisi?me histoire concerne la mort.

A l’?ge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait ? peu pr?s ceci : ? Si vous vivez chaque jour comme s’il ?tait le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. ?

Elle m’est rest?e en m?moire et, depuis, pendant les 33 ann?es ?coul?es, je me suis regard? dans la glace le matin en me disant : ? Si aujourd’hui ?tait le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout ? l’heure ? ? Et si la r?ponse est non pendant plusieurs jours ? la file, je sais que j’ai besoin de changer quelque chose.

Avoir en t?te que je peux mourir bient?t est ce que j’ai d?couvert de plus efficace pour m’aider ? prendre des d?cisions importantes.

Parce que presque tout ? tout ce que l’on attend de l’ext?rieur, nos vanit?s et nos fiert?s, nos peurs de l’?chec ? s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel.

Se souvenir vous mourez un jour est la meilleure fa?on que je connaisse d’?viter le pi?ge qui consiste ? croire que vous avez quelque chose ? perdre.

Vous ?tes d?j? nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre c?ur.

Il y a un an environ, on d?couvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’?tais atteint d’une tumeur au pancr?as.

Je ne savais m?me pas ce qu’?tait le pancr?as. Les m?decins m’annonc?rent que c’?tait un cancer probablement incurable, et je ne pouvais esp?rer vivre que trois ? six mois de plus.

Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : ? Pr?parez-vous ? mourir.

? Ce qui signifie dire ? ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les 10 prochaines ann?es. Ce qui signifie s’assurer que tout est mis en ordre pour rendre les choses les faciles possibles pour votre famille.

En bref, faire vos adieux. J’ai v?cu avec ce diagnostic pendant toute la journ?e. Plus tard dans la soir?e, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancr?as en passant par l’estomac et l’intestin. De mani?re ? r?cup?rer des cellules de ma tumeur.

J’?tais inconscient, mais ma femme, qui ?tait pr?sente, m’a racont? qu’en examinant le pr?l?vement au microscope, les m?decins se sont mis ? pleurer, car j’avais une forme tr?s rare de cancer du pancr?as, gu?rissable par la chirurgie. On m’a op?r? et heureusement, je vais bien maintenant.

Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’esp?re qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’ann?es de plus.

Apr?s cette exp?rience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’?tait pour moi qu’un concept purement intellectuel. Personne ne d?sire mourir.

M?me ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir.

Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais ?chapp?. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a invent? de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous d?barrasse de l’ancien pour faire place au neuf.

En ce moment, vous repr?sentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres.

D?sol? d’?tre aussi dramatique, mais pourtant vrai, Votre temps est limit?, ne le g?chez pas en menant une existence qui n’est pas la v?tre.

Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent ? vivre en ob?issant ? la pens?e d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha ext?rieur ?touffer votre voix int?rieure.

Et le plus important : ayez le courage de suivre votre c?ur et votre intuition.

L’un et l’autre savent d?j? ce que vous voulez r?ellement devenir. Le reste est secondaire. Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog, l’une des bibles de ma g?n?ration. Elle avait ?t? fond?e par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, ? Menlo Park, et il l’avait marqu?e de sa veine po?tique.

C’?tait ? la fin des ann?es 1960, avant les ordinateurs et l’?dition ?lectronique, et elle ?tait r?alis?e enti?rement avec des machines ? ?crire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’?tait une sorte de Google en livre de poche, 35 ans avant la cr?ation de Google. Un ouvrage id?aliste, d?bordant de recettes formidables et d’id?es ?patantes.

Stewart et son ?quipe ont publi? plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog. Quand ils eurent ?puis? la formule, ils sortirent un dernier num?ro. C’?tait au milieu des ann?es 1970, et j’avais votre ?ge. La quatri?me de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure.

Dessous, on lisait : ? Soyez insatiables. Soyez fous. ? C’?tait leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le v?u que j’ai toujours form? pour moi.

Et aujourd’hui, au moment o? vous recevez votre dipl?me qui marque le d?but d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite Soyez insatiables. Soyez fous. Merci ? tous..

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Christophe Daroux est engagé dans le domaine du développement personnel depuis près de 30 ans maintenant . Certifié Master en Hypnose Ericksonienne, en Hypnose Humaniste et en PNL (Programmation Neurolinguistique) à l'Institut Français d'Hypnose Ericksonienne (IFHE Paris) formé? directement par son fondateur Olivier Lockert.


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