Deepak Chopra – Guérison, Physique Quantique et Épigénétique

C’est un grand plaisir, un grand bonheur pour nous, de recevoir Deepak. Deepak est un ami très cher et également mon professeur. Deux choses qui se combinent à merveille. Deepak apporte une nouvelle connaissance une nouvelle compréhension, en particulier, je devrais mentionner son nouveau livre : “War of the Worldviews” (La guerre des points de vues mondiaux) C’est sur la Science et la Spiritualité. Science contre Spiritualité Science et Spiritualité réunis. Le livre est écrit en collaboration avec Leonard Mlodinow.

Je ne le prononce pas correctement. Deepak, lui, le peux. Nous l’attendons avec impatience. Il sortira en octobre et Deepak fait le tour du monde afin de réunir Science et Spiritualité. Cette idée que ces deux mondes ne peuvent se rencontrer Deepak la met au défi depuis des années mais ce livre va bouleverser ceci en profondeur.

Sans trop de cérémonie, j’invite Deepak à prendre la parole devant nous, cet après-midi. Ca ne marchait pas la dernière fois… Vous m’entendez correctement ? combien d’entre-vous étaient présents à la cession précédente ? Vous étiez là ? Oui Combien d’entre-vous, encore ? Et combien viennent d’arriver ? La cession précédente était au sujet de Tagore, sur sa pertinence et ses interactions avec Einstein et pourquoi Einstein avait tord, même dans sa science en ce qui concerne la Non-localité et Tagore avait raison, intuitivement.

On en reparlera lorsque nous explorerons ce niveau que les scientifiques sont en train de découvrir qui se nomme : Non-localité. Satish m’a demandé, pour cette cession de me concentrer sur la Guérison. C’est ce que je vais faire ces prochaines 45 minutes, ou plus : expliquer pourquoi la guérison est réelle, comment cela repose sur une réalité biologique et scientifique et comment nous pouvons commencer à reproduire la guérison, après en avoir compris le mécanisme.

Ce qui ne signifie pas que l’on ne sera jamais malade ou que l’on ne mourra jamais puisque vous pouvez être soigné même après votre mort. Je lisais à ce propos plus tôt dans la journée dans les poèmes de Tagore sur la mort. . Commençons. Mon parcours s’est fait en médecine, en neuro-science et neuro-endocrinologie Je suis parti aux USA après mes études, à All India Institute of Medical Sciences où j’ai obtenu le diplôme de médecine générale. Deux choses sont arrivées dans ma vie, plein de choses se sont passées bien sur, mais celles-ci sont en rapport avec ce dont nous allons parler.

La première étant que tous les médecins, toutes les personnes travaillant dans la médecine vous diront que les organismes biologiques en particulier les êtres humains ne répondent pas de façon prévisible aux traitements médicaux.

Nous pré-supposons que la médecine est scientifique, qu’elle repose sur la déduction et la science, que le corps et le cerveau obéissent aux lois de la physique traditionnelle. On le suppose mais c’est faux. Prenez deux patients qui souffrent d’une même maladie, qui bénéficient des mêmes traitements, consultent le même spécialiste. mais le résultat sera totalement différent. L’un peut mourir et l’autre peut guérir.

C’est chose courante. Les médecins le savent mais ils n’en parlent pas. C’est le phénomène inexpliqué. Le Facteur ‘X’ L’éléphant blanc dans la pièce qu’on ne veut pas voir. Parce qu’une fois reconnu on doit expliquer ce qu’il se passe et alors, tôt ou tard, on doit devenir conscient. C’est la première chose. La seconde concerne mon domaine : la Neuro-science et Neuro-endocrinologie. Au début il y a eu la radio-immunologie, une technique qui permet de mesurer les molécules dans le corps.

Dans les années 70, c’était très en vogue. Deux chercheurs, dont Rosalyn Yalow qui gagna le prix Nobel, ont rendu possible la mesure de ce qu’il se passe dans les systèmes biologiques.deepak chopra

Nous mesurions des molécules très connues aujourd’hui comme la sérotonine, la dopamine, l’oxytocine, les opiacés… Tout le monde en a entendu parlé, je suppose. Une de mes collègues à cette époque, Candace Pert, c’était une collègue de recherches, on trainait pas mal ensemble, devint plus tard la responsable du département de Neuro-chimie à l’Institut National de la Santé. Elle inventa l’expression qui devint plutôt populaire chez nous : ‘les molécules de l’émotion’ Sa thèse de départ était que les expériences émotionnelles génèrent des molécules.

Ces molécules sont des neuropeptides puisqu’elles se forment dans le cerveau et des peptides puisque ce sont des protéines. Quand on éprouve différentes émotions la chimie corporelle est différente. C’était d’un grand intérêt pour nous qui étions intéressés par la conscience.

Alors on a cherché partout dans le corps des récepteurs pour ces molécules. En premier lieu, il fallut observer les cellules immunitaires qui ont différentes appellations : lymphocyte T, B, mycrophages… Si vous observez la zone des recepteurs de ces petites cellules, elles ont des recepteurs pour les molécules de l’émotion. En ce moment même à l’intérieur de vous, quelqu’un converse avec lui-même.

Une conversation intéressante qui comporte des éléments émotionnels lié à votre accord ou désaccord avec moi, si mes propos correspondent à votre conception du Vrai et du Faux. La conversation ne s’arrête jamais. elle se déroule maintenant, pendant votre sommeil et dans vos rêves. Tout à l’heure nous tenterons de découvrir qui est cette personne qui ne se tait jamais.

Le fait est que les cellules de votre système immunitaire réagissent à cette conversation. Elles l’épient, elles l’écoutent. C’est d’autant plus intéressant que vos cellules immunitaires non seulement écoutent mais participent à cette conversation parce qu’elles produisent les mêmes peptides que votre cerveau produit lorsque vous ressentez ou pensez.

Demandez à un bon neurobiologiste la différence entre le système immunitaire et le système nerveux, il répondra qu’il n’y en a aucune. Le système immunitaire est un système nerveux qui circule. Il a de la mémoire. Quand les cellules immunitaires regardent un antigène, un envahisseur ou un pneumocoque ou autre, elles se souviennent.

“Qu’elle a été ma dernière expérience avec cette personne ?” “Dois-je le laisser tranquille ou lui courir après ?” “Je n’ai jamais eu de contact avec lui mais mon grand-père, oui.” Cette mémoire est léguée, celle qui permet de produire l’anticorps spécifique. Elles n’ont pas seulement une mémoire mais elles prennent des décisions. Ce sont des cellules conscientes. Elles ont une conscience, si par conscience, nous entendons : ‘mémoire’ et ‘choix’ ‘Samskāra’ ou ‘Vãsanã’, comme vous préférez.

Le système immunitaire est un système pensant. (Tu utilises Samskãra pour Conscience ?) Non, comme une ‘expression’ de la conscience.

La conscience est un champs de potentiels. Vos cellules immunitaires pensent mais pas en anglais avec un accent indien. Ca se passe partout dans le corps. On a commencé à observer, c’était passionnant, on pouvait mesurer. Les scientifiques aiment mesurer. C’est ce qu’on a fait. Si vous dites : ” je ressens ça dans mes tripes”, ce n’est pas une métaphore. C’est littéral. Vos tripes produisent les mêmes produits chimiques que celles de votre cerveau, lorsque vous avez des émotions ou des pensées. Je vous conseillerais d’ailleurs de plutôt faire confiance à vos tripes, parce qu’elles n’ont pas encore appris à douter de leurs pensées. Aujourd’hui nous savons que 80% des cellules du coeur sont ce que les cardiologistes ou cardiophysiologistes appellent des zones neuro-cardiaques. Neuro, comme les cellules du cerveau et cellules cardiaques : qui pompent le sang.

Et elles produisent les ‘molécules de l’émotion’.

J’abrège cette histoire qui n’occupe que 35 ans de l’évolution. Votre esprit n’est pas dans votre cerveau. Il est partout, dans toutes les cellules de votre corps. Et toutes ces cellules sont liées entre elles de deux façons : L’une étant la communication locale, au travers d’énergie et d’information. Communication Locale comme quand on communique par téléphone portable.

C’est Local. Ou bien je vous appelle par téléphone, par internet C’est Local. Ca implique Energie et Information. Il y a une autre sorte de communication que l’on nomme ‘Non-Locale’. J’en ai parlé un petit peu précédemment. C’est quasi-instantané. Ce n’est pas de la communication mais c’est de la corrélation.

Chaque cellule entre en corrélation avec toutes les autres cellules, instantanément. Votre corps a 100 trillions de cellules. Ce qui est plus que toutes les étoiles de la galaxie de la voie lactée. Chaque cellule éxecute 100 000 actions par seconde et chaque cellule se coordonne et se synchronise avec toutes les autres cellules, instantanément, sans envoyer de messages, ni de signaux. C’est ce qu’on appelle : ‘corrélation Non-Locale’ C’est une nouvelle matière nommée : ‘Biologie Quantique’. les organismes biologiques ne fonctionnent pas de façon linéaire mais de façon intégrée. Mon corps est un Tout intégré. Mon cerveau est un Tout intégré.

Et ceci participe de ce qu’on nomme : “Environnement”, un horrible mot.

C’est la Biosphère dans laquelle nous sommes actifs. Nous utilisons les mots : corps, environnement en pensant que c’est différent mais c’est en fait, un seul système. C’est un système intégré. Ces arbres sont vos poumons, la terre se recycle dans votre corps. les rivières et les eaux se recyclent dans votre circulation sanguine. Cet air est votre respiration. Alors, qu’appelle t-on ‘environnement’ ? Nous avons un corps personnel et un corps prolongé qui sont tous deux à nous, de façon égale, puisqu’il est impossible de vivre avec seulement l’un ou l’autre.

Ils sont également cruciaux à notre sentiment de ‘j’existe’ Tout fonctionne comme un système intégré et cette intégration est considérée ‘non-locale’.

La physique peut expliquer cela. C’est ainsi que l’on explique certaines choses qui étaient inexplicables auparavant. Comment un corps humain peut-il faire autant de choses simultanément ? Penser, jouer au piano, tuer des microbes, éliminer des toxines, faire un enfant ? Tout ça en même temps ? En même temps, vos rythmes biologiques sont la symphonie de tout l’Univers. Ceci est ‘non-local’. Comment une simple cellule devient une centaine de trillion de cellules à partir de cinquante répliques pour constituer un corps entier ? Si on pouvait faire des vidéos, c’est très impressionnant de voir ce qui se passe réellement. L’émerveillement qui nait de l’observation de ce qui se passe dans son corps.

Ceci est la corrélation ‘non-locale’. Ceci sont les deux types d’éléments.

Le tout est orchestré par le flux d’énergie et d’information mais de façon ‘non-locale’ également. ‘Non-local’ signifie en dehors de l’espace-temps. C’est la première chose à comprendre. La seconde est que votre corps n’est pas une structure. Un, votre esprit est partout. Deux, votre corps n’est pas une structure.

Quand on pense à ceci, on se dit que c’est une structure mais ce n’est pas une structure, c’est un processus. Si on va au niveau des particules sub-atomiques c’est un processus très dynamique à l’instant. Votre corps n’est absolument pas une structure, ce n’est pas un Nom, c’est un Verbe. Rien dans l’Univers n’est un Nom. Les noms sont des conventions de langage. Ils ne sont pas l’expression de la vérité, parce qu’il n’y a rien dans l’Univers qui reste figé même pendant une seconde.

Votre corps est dynamique.

Il échange avec tous les éléments et toutes les forces de l’Univers et ceci grâce à l’alimentation, la respiration, la digestion, la métabolisation, l’élimination, comment nous expérimentons le monde au travers de nos cinq sens : le son, le touché,le goût, la vue, l’odorat. C’est ici que l’Ayurveda entre en jeu puisqu’on utilise ces modalités pour modifier l’expression biologique. Et il y a aussi un domaine entier de l’experience qui est subjectif, qui est ‘trans-empirique’, qui n’est pas l’experience par les sens.

Empirisme signifie ‘expérience des sens’ et est mesurable. Mais il y a un champs illimité d’expériences subjectives, nos pensées, nos sentiments, nos désirs, notre imagination, perception, intuition, créativité, en somme, c’est le niveau le plus profond de notre subjectivité pour lequel la science n’a aucune explication.

Comment le cerveau produit-il l’expérience subjective ? La science le nomme le “problème difficile”.

En fermant les yeux vous devenez conscient de cette activité intérieure et ceci influence tout ce qui se passe dans le corps. Aujourd’hui, il est possible de faire des calculs mathématiques basés sur des études des radioisotopes et vous prouver sans l’ombre d’un doute qu’en cet instant précis, vous avez un million d’atomes qui étaient un jour dans le corps de Jésus-Christ ou Bouddha, ou qui vous voulez. Au cours des trois dernières semaines un quadrillon d’atomes ont traversé votre corps et passés par le corps de toutes les espèces vivantes de cette planète.

Pensez à un arbre en Afrique, un écureuil en Sibérie, un chauffeur de taxi à Calcutta.

vous avez des trucs dans votre corps qui étaient là-bas il y a seulement trois semaines. En moins d’un an vous recyclez – on pensait que c’était en 5 ou 7 ans – vous recyclez 98% de toute la matière de votre corps. Donc, au niveau moléculaire atomique vous avez un nouveau foie toutes les six semaines, une nouvelle paroi stomacale tous les cinq jours, une nouvelle peau tous les mois, un nouveau squelette qui a l’air dur mais c’est un organe dynamique fait de calcium, de phospore et autre, qui vont et viennent. A la fin d’une année vous avez remplacé la quasi-totalité de votre corps.

98 %. Du collagène et cartilage sont sur un cycle plus long. Ce corps que Satich a invité est mon modèle de 2011. Lors de ma précédente venue j’avais apporté la même valise mais pas le même corps physique. Ma valise a une plus longue durée de vie que mon corps physique.

Cela soulève une question importante en science aujourd’hui : “Qui est-vous ?” Si vous pensez être un corps physique, vous avez un problème. Du quel parlez-vous ? Alors que mon corps s’est recyclé via l’éco-système, en tant qu’élément de la biosphère, nommé inadéquatement : ‘environnement’, alors qu’il est recyclé et que mon corps de 2010 est mort, je ne suis pas mort entre temps donc j’espère que serez d’accord que c’est une preuve scientifique de l’existence de la vie après la mort.

Car notre conscience survit constamment à la mort des molécules grâce auxquelles elle s’exprime, elle le fait à cet instant ! Vous n’avez pas besoin d’autres preuves de la réincarnation.

Ces cellules sont réincarnées. Elles n’étaient pas là il y a un mois mais elles connaissent la différence entre chaud et froid, plaisir et souffrance. C’est la mémoire qui se réincarne. Elle se réincarne sans arrêt dans ce corps physique.

Allons plus loin, regarder ces molécules qui se recyclent. Vous voyez les atomes puis à l’intérieur des atomes, les particules sub-atomiques qui viennent toutes du Vide. Et, c’est là que l’action se situe réellement. Ce vide. Aujourd’hui, les scientifiques l’appellent le ‘vide quantique’ de l’Univers. Ce n’est pas juste là-haut, c’est ici.

Si ça n’était pas actif, nous ne serions pas là. Le ‘vide quantique’ n’a pas disparu avec le Big-Bang. Il a déclenché une série d’activités qui se déroulent encore. mais le ‘vide quantique’ de la physique est ici. A cet instant et vous, moi et tout existe parce que c’est là. Les scientifiques l’appellent comme ça mais regardez la poésie de Rumi, il y a 700 ans. il dit que : “Nous naissons de la spirale du vide en semant des étoiles comme de la poussière”. ‘Naître de la spirale du temps’ c’est dans vos pouvoirs. Les bouddhistes parlent de Shunieta. Ce qui est au-delà de la division Sujet/Object, au-delà du Regardeur et du Regardé.

Les vedantistes parlent de Shitakash. L’Akash’ n’est pas vide mais plein de ‘Shit’, qui est la conscience. Donc ils vont encore plus loin. Tout scientifique pourra vous dire qu’un centimètre cube d’espace possède 10^37 plus d’énergie de masse que l’Univers tout entier.

Incompréhensible ! Cela inclut la galaxie de la Voie lactée, celle d’Andromède, les soleils, les étoiles, la planète… Il y a plus d’énergie de masse ici. Bien sur nous ne savons pas comment ceci devient cela. Du moins, la Science ne le sait pas. Les vedantistes sont très au fait sur cette question. Mais la science n’a pas encore découvert comment le Micro, ou ‘monde quantique’, devient le Macro, ou le ‘monde physique’ classique. Ils ne savent pas. Ils s’approchent de quelque chose mais n’y sont pas encore. Si vous suivez la littérature sur le ‘champ unifié’, sur la gravité quantique et autre…

on ne sait pas. Sir Walter Erlington l’exprime très élégamment : “Quelque chose d’inconnu fait on ne sait quoi”. C’est la meilleure explication qu’on ait de ce qu’est la réalité. Il n’y a pas d’explication mécanique qui montre pourquoi vous ressentez ce que vous ressentez, comment vous vous souvenez, comment vous imaginez. C’est le ‘difficile problème’ de la science. ‘Difficile’ parce qu’on n’a même pas de théorie pour ça.

Retournons à notre corps qui se recycle, qui est aussi de l’énergie et de l’information, en constant échange dynamique avec l’écosystème. Si l’écosystème est malade, nous sommes malades. Si nous sommes malades, l’écosystème est malade. Ceci s’applique non-seulement au niveau de notre physique mais à tous les niveaux : émotionnel, mental… Car l’esprit et la matière sont inséparables. Les scientifiques et les philosophes regardent le monde de trois façons : l’une est le Dualisme, éliminé puisqu’il s’oppose aux lois de conservation des énergies, Il n’y a rien de tel, Descartes avait tort.

Ensuite, il y a le ‘Monisme matériel’ pour lequel la matière est tout.

Mais le problème étant que quand on regarde la matière, elle devient immatérielle, au final. Et la troisième position est celle de l’ ‘idéalisme moniste’ qui considère qu’il n’y a que de la Conscience, qui s’expérimente elle-même comme esprit, corps et monde physique. Qu’est-ce que l’Esprit ? Où est l’Esprit ? C’est très intéressant quand on y pense. La meilleure définition de l’esprit que je peux vous donner est celle-ci : après intense réfléxion, après avoir interrogé et discuté avec de nombreuses personnes, Personne ne pourra contester cette définition définitive parce qu’elle est correcte. L’Esprit est un processus incarné et relationnel. L’Esprit est un processus incarné et relationnel, qui régule le flux d’énergie et d’information. Je répète. L’Esprit est un processus incarné et relationnel, qui régule le flux d’énergie et d’information.

L’énergie est ce qui a la capacité de faire bouger les choses, c’est le Travail tel que la physique le définit.

L’information, c’est des données et des faits. Mais la Physique a une meilleure définition : l’information est la résolution de l’incertitude. Quand le champs quantique, qui est incertain, devient factuel, on appelle ça : information. L’Esprit est un processus incarné et relationnel qui régule le flux d’énergie et d’information. Où est mon esprit ? Il est mêlé au votre. Dès que je dis quelque chose, ex. à l’instant, c’est moi qui parle mais on pourrait avoir un dialogue, si vous répondiez, n’est-ce pas ? Alors que je parle, que vous répondez, je reçois un retour, nos esprits dansent. Ainsi, les représentations mentales de nos consciences respectives résulte en l’enchevêtrement de nos cerveaux. Il n’y a pas d’événement mental qui n’a pas de corrélat neural.

Il n’y a pas d’événement mental qui n’a pas de corrélat neural.

Ca ne veut pas dire que l’on comprends la conscience mais seulement que vous avez un événement mental. Par exemple, si je vous demande de vous poser une question simple : Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux ? Quel est mon but ? Si vous réfléchissez, ça active votre cortex préfrontal. Si vous avez une expérience émotionnelle tel que : j’aime mes petit-enfants, j’aime mon mari ou ma femme, je ressens de la compassion pour un tel ou un tel… ça a un autre corrélat qui est le cerveau limbique.

Si vous avez peur, le corrélat est l’amygdale. Il n’y a pas d’événement mental sans corrélat neural. Il y a pas de corrélat neural sans corrélat biologique.

Pourquoi ? Parce que le cerveau fonctionne en un tout intégré, avec un système autonome, un système nerveux sympathique, les neuropeptides (qui sont des molécules chimiques), les neuro-transmetteurs qui sont reliés à ces activités. Tout ce qui se passe dans votre corps est intégré : vos pensées, vos sentiments, vos émotions, vos interactions sociales, ce que vous nommez : votre environnement, votre corps ‘élargi’, votre écosystème. C’est un processus unique. Le problème avec la pensée dualiste cartésienne est que l’on a créé des divisions qui n’existaient pas.

Esprit/Corps Corps/Environnement Et ensuite, nous passons des centaines d’années à essayer de déterminer ce qui les connecte ! Alors qu’il n’y avait pas de division au départ. C’est un processus unique. Votre respiration, votre rythme cardiaque, votre système nerveux autonome qui inclut les systèmes nerveux sympathiques et parasympathiques Différentes parties de votre cerveau, votre biologie, votre système immunitaire, Tout ceci est un processus unique. Et qui plus est, c’est entremêlé avec d’autres liens et d’autres corps. Par exemple, si je te dis, Saatich, “le conseil d’administration vient de décider qu’ils est à sec et que ce lieu va fermer” ta tension artérielle va augmenter.

Ton coeur va s’accéler, tes plaquettes sanguines vont coller, alors que ce que j’ai dit n’est qu’une phrase.

La phrase était en anglais mais si elle avait été en swahili, ça n’aurait fait aucune différence Votre conscience traite de la Signification, aucun ordinateur ne peut traiter du sens. C’est pourquoi votre cerveau n’est pas la source de votre conscience. Aucun système physique ne peut traiter de sens, imaginer, se souvenir, être inspiré…

Toutes ces choses qui nous rendent humains ou des organismes biologiques. C’est donc un processus unique qui est entremêlé. Ca signifie que mes pensées, mes sentiments, mes émotions, influencent les votres. Le mécanisme est observable. C’est un mécanisme neural appelé ‘résonance limbique’ Mon esprit est à l’instant écouté par, régulé par, et en train de, réguler votre esprit. C’est inséparable, totalement entremêlé.

Il n’y a pas d’esprit séparé. Bouddha avait raison. Toute la souffrance humaine vient de l’hallucination, socialement induite, de l’esprit divisé qui n’existe pas. Ca n’existe pas. Il n’y a pas de personne à l’intérieur de vous que je pourrais nommer : vous. Il n’y a pas de personne là. Tout ce qui vous définit dépend de l’autre.

Cela inclut tout ce à quoi vous pouvez penser, inclue votre biologie. Nos esprits sont entremêlés, nos corps sont entremêlés, puisque l’esprit n’est pas séparé du corps. Tous les processus biologiques qui se déroulent dans mon corps sont dépendants de vous. Mon bien-être émotionnel dépend de vous.

Dans le Yoga Vasistha, le grand sage Vasistha dit : “Mes chers, nous nous sommes tous créés les uns les autres dans notre imagination.” Et c’est en fait une vérité biologique. Maintenant, nous nous demandons : jusqu’où ça va ? Est-ce que ça se limite à l’espèce humaine ? ou à toutes les espèces vivantes ? Et où s’arrêter dans ce cas ? On sait que les chiens nous répondent et partagent nos émotions.

On sait que d’autres formes vivantes nous sont interdépendantes. On commence à réaliser que l’écosystème n’est pas un système inerte mais une biosphère vivante à laquelle vous êtes liés, et ce lien est instantané. Cela amène à une chose étonnante. Nous sommes tous interdépendants dans cet écosystème, dans cette biosphère. Mais la science, avec la notion de ‘non-localité’ élargit ces liens au-delà de la planète, au-delà de l’Univers. Nous faisons partie d’un cosmos vivant. Theilhard de Chardin, théologien chrétien, avait d’une belle expression : “La géosphère, la biosphère, l’astrosphère, la théosphère sont toutes liées.” Ce lien est horizontal. Vous et moi sommes liés dans l’espace. Mais c’est aussi vertical parce que mon esprit est influencé par l’esprit de mes parents qui ne sont plus avec moi mais dont je garde le souvenir, celui de mon enfance, de leurs parents, de notre culture, de notre histoire…

Ca se complique énormément.

Votre esprit existe grâce à tous les esprits qui ont déjà existés et qui existerons dans le futur. Le lien est horizontal et vertical. Maintenant que nous avons Tweeter, facebook et internet, l’interconnexion s’amplifie. Je suis sorti tout à l’heure et il y a une sculpture d’éléphant, j’ai pris une photo que j’ai postée sur Tweeter avec mon Blackberry en disant : “pause éléphant” et 1/2 million de gens le re-tweeter à l’instant. Sachant qu’il y a une conférence sur Tagore, ici même, à Darlington.

Nous sommes donc liés. C’est très intéressant conceptuellement mais aussi du point de vue du ‘bien-être’. Je travaille également comme référent scientifique à organisation Gallup. un institut de sondage. Il y a quelques années ont a décidé de rassembler des données sur le bien-être.

Nous avons commencé par diviser le bien-être en cinq catégories : bien-être professionnel, bien-être social, le bien-être physique et l’émotionnel, le bien-être financier et communautaire. On fait l’enquête, 2000 personnes préparent l’étude et Gallup peaufine les détails. Ils sont les meilleurs pour concevoir les questionnaires d’études. On a débuté par le bien-être professionnel On a posé une question simple : Aimez-vous ce que vous faites tous les jours ? Votre travail ? Seuls 20% des gens dans le monde ont répondu : oui. 80% n’aiment pas ce qu’ils font tous les jours. Dans le monde entier. Il y a des différences entre le Tchad, le Danemark et la Suède mais la moyenne est de 20%.

Seul 20% des gens aiment leur travail. L’autre statistique était que plus de gens meurent dans notre civilisation le lundi matin à 9h, plus qu’à n’importe quel autre moment. Aucun autre animal ne connait la différence entre lundi et mardi. C’est une réussite extraordinaire qui n’est attribuable qu’à l’espèce humaine ! Nous mourons de crise cardiaque le lundi matin à 9h.

La maladie la plus répandue est celle du temps. Tout le monde manque de temps. Ces gens ont accéléré leur horloge biologique : rythme cardiaque rapide, plaquettes sanguines agitées tension artérielle très élevée. Ils meurent d’une crise cardiaque : leur temps s’est écourté. Parce qu’ils se disent qu’ils n’ont pas de temps. Tagore était en lien avec l’éternité.

Si j’avais le temps, j’aimerais pouvoir vous lire un ou deux de ses poèmes sur “l’expérience intemporelle”. La seconde statistique est très pragmatique. Si vous travaillez dans un environnement dans lequel votre supérieur vous ignore, votre niveau de désengagement augmente de 45% et au bout de 3 ou 4 mois, vous tombez malade. Car ce qui se passe dans l’esprit a un corrélat biologique. Si votre supérieur ne vous ignore pas mais vous critique : vous allez mieux. Votre niveau de désengagement diminue de 20%. Vous préférez être critiqué qu’ignoré. Quand on vous ignore, vous n’existez pas. La critique vous signifie que vous existez. Vous allez mieux ! Si votre supérieur, non seulement vous remarque mais remarque un seul de vos points forts, votre niveau de désengagement baisse d’environ 1% et votre santé s’améliore.

Ce sont données prouvées aujourd’hui, de nombreuses fois. Pourquoi ne pas connecter les situations ? Rien qu’aux USA, Gallup estime que les travailleurs désengagés, activement désengagés, en plus d’être mécontents ils vont travailler avec la ferme intension de rendre leurs collègues malheureux.

La conséquence de ce désengagement, actif ou non, est un coup annuel aux USA de 380 milliards de dollars. Cela signifie qu’il faut trouver un bon environnement de travail utilisez vos points forts et soyez dans votre Dharma, comme on dit. (sur votre chemin de vie) Et tout ira bien ! N’est-il pas possible de créer ces environnements ? C’est une autre partie de notre travail à Gallup. Evaluer les points forts des gens. On peut s’asseoir pendant 2h ou alors, vous pouvez aller sur “Strength finders” sur le site de Gallup. Vous trouverez les cinqs choses qui vous passionnent vraiment.

Et faites en votre vie ! Créez un environnement dans lequel tout le monde remarque les points forts de chacun, où l’on s’entraide, et tout va s’améliorer : la santé, la productivité aussi, le bien-être en général sera meilleur. On pourrait encore en parler mais intéressons-nous au bien-être social.

Si vous avez un ami heureux, votre bonheur augmentera de 15%. Si cet ami heureux a un autre ami heureux que vous ne connaissez pas, il augmente de 10 % en plus. Et si votre ami heureux a un ami heureux qui a un ami heureux, que vous ne connaissez pas. Ca augmente encore. Ca augmente encore, même au 3ème degré de distance, 4ème, 5ème, 6ème… Notre première question en observant ceci a été : Comment le bonheur de gensque vous ne connaissez pas, peut-il affecter votre bonheur ? Vous ne connaissez pas ces gens. Vous voyez quelqu’un dans la rue de Brighton, son bonheur affecte votre bonheur. Et ça affecte votre bien-être puisque votre esprit est lié à votre corps.

Comment cela se passe-t-il ? Il y a plein de façons d’expliquer ça. La meilleure est à la fois védantique et issue des sciences physiques : la Conscience est un singulier qui n’a pas de pluriel. C’est la meilleure explication puisqu’au niveau le plus profond, la conscience est unifiée. Il n’y a pas de séparation. Nous l’appelons la ‘pure conscience’, Samadhi ou autre. Tout comme l’electricité alimente mon Blackberry, ce micro, cet ordinateur, ma radio, ma télé, la conscience se télécharge dans chacun nous à partir de la même source.

C’est un singulier sans pluriel.

C’est la ‘non-localité’. Si vous chatouillez l’univers ici, il rigole là-bas. Posez une question ici, il répond là-bas. Puisque la conscience non-locale est en corrélation avec tout. C’est la question de fond et les mathématiques peuvent le prouver. A un niveau plus simple, par exemple, si vous et moi discutons ensemble Bien sûr, mon esprit est affecté par les évènements dans ma vie. Si je suis préoccupé par mes enfants, mon travail… Si nous avons une conversations, ce n’est pas seulement entre vous et moi mais entre tous les gens dans ma vie, et tous les gens dans votre vie.

On est entremêlés. Et eux aussi ont des gens dans leur vie. Donc, en allant au fond des choses, on voit que l’interconnexion est partout. Donc, le bonheur de vos ennemis supposés est bon pour votre bien-être. Il n’y a pas moyen d’y échapper. C’est bon pour vous. Quand aux autres niveaux, il ne nous reste que 5 minutes, je veux juste dire ce qui se passe.

Si vous allez du bien-être social au bien-être physique, qui nécessite peu de choses : un bon sommeil, de l’exercice, une respiration correcte, une nourriture qui ne sort pas d’une boite ou n’a pas d’étiquette, vous irez bien.

C’est le bien-être physique, et puis il y a le bien-être financier : Ne dépensez pas l’argent que vous n’avez pas gagné, pour acheter des choses dont vous n’avez pas besoin, pour impressionner des gens que vous n’aimez pas. C’est la cause de la crise économique. Puis il y a le bien-être communautaire, ce qu’on nomme en Inde : Sewa, Satsang, Sumiran. (Dévotion au Divin par le service constant aux hommes et à la création) Vous combinez tout ceci, et vous obtenez le bien-être. C’est complètement entre vos mains. Il y a le bien-être spirituel qui aborde des questions plus vastes : Qui suis-je ? Quel est le sens de la mort ? Dieu existe-t-il ? …

Voici les cinq découvertes capitales de la science. Si vous les comprenez, vous comprendrez comment guérir.

La première découverte : votre corps n’est pas une structure c’est un processus. Un processus dans la conscience. La seconde découverte : vos gènes ne sont pas déterministes. C’est une grande découverte. En 2001, le président Clinton dit que nous avons déchiffré le génome humain, que nous avons trouvé l’alphabet utilisé par Dieu pour créer la vie. C’est faux. Vous n’avez que 23 000 gènes, dont une majorité est partagée entre tous. 65 % de vos gènes sont les mêmes que ceux d’une banane. 80 % de vos gènes sont les mêmes que ceux d’une souris. Il y a une unité de la vie et cela inclut nos gènes. Et les gènes ne sont pas déterministes. Vous les allumez et éteignez selon ce que vous ressentez, selon ce que vous pensez, votre façon d’interagir, vos relations, votre environnement, votre nourriture, votre sommeil, l’exercice… Je viens de rencontrer Elizabeth Blackburn Prix Nobel 2009 pour ses travaux sur les enzymes et la télomérase qui influencent la durée de vie, votre horloge biologique.

Les gens qui méditent : Vipassana, méditations avec Mantras…

Leur télomérase augmente de 30 % en quatre mois. Vos gènes répondent à votre activité cérébrale. C’est la seconde découverte. Vos gènes ne sont pas déterministes. Troisième découverte capitale : Votre cerveau n’est pas une structure. C’est le domaine de la neuroplasticité. Vous pouvez changer la structure de votre cerveau. Si vous pratiquez la méditation bouddhiste Vipassana ou que vous cultivez des attitudes comme la Compassion, la tendresse aimante, Ce que les bouddhistes nomment les quatre qualités divines : tendresse aimante, compassion, joie, équanimité.

Tout votre cerveau commence à changer.

Le cerveau limbique change, le cerveau cortical change. Quand vous pensez : il change. Quand vous dépassez vos automatismes : il change. En conclusion : votre cerveau n’est pas figé. C’est la 3ème découverte capitale. La quatrième découverte capitale : Vous pouvez changer votre corps. Parce que vous pouvez modifier votre cerveau et modifier vos gènes. De nombreuses recherches sont effectuées sur les biomarqueurs du vieillissement. Il y en a 15, tous sont réversibles, d’au moins 10 à 15 ans. On va voir de nouvelles concrétisations.

Rien de tout ça n’est technologique, c’est un travail interne uniquement. Votre cerveau n’est pas figé, vos gènes ne sont pas figés, votre corps n’est pas figé : c’est un processus. Découverte suivante : vous pouvez changer votre rapport au temps. Trouvez l’intemporel à l’intérieur de vous. Ceci est la VRAIE découverte capitale ! Le temps nous permet de mesurer nos expériences.

Que dites-vous lorsque vous passez un bon moment ? Le temps s’est envolé. Quand vous vous ennuyez, vous dites : Le temps est long. Quand vous avez dix travaux urgents, vous dites que vous êtes ” à court de temps”. Ce sont les découvertes majeures. Elles nous amènent à un domaine plus profond. Celui de notre âme, qui est ‘non-locale’. Quand nous sommes connectés à cette partie de nous-même, alors, nous expérimentons l’intemporel. Testons. M’écoutez-vous à l’instant ? Alors que vous m’écoutez, tournez votre attention vers : qui écoute ? Alors que vous m’écoutez, soyez conscient de celui qui écoute.

C’est votre âme. Ce n’est pas votre esprit qui pense peut-être : “j’aurais dû aller aux toilettes avant la conférence”. Ca, c’est une conversation. Cette partie de vous est intemporelle. On métabolise notre expérience du temps dans ce qu’on nomme l’horloge biologique.

Il y a plus à dire. L’âme est le lieu de l’amour, de la compassion, de la joie, de l’equanimité, de la grâce, de la synchronisité, de tout ce qui nous rend vivant et humain. “Le temps est infini dans tes mains, mon Seigneur. Nul n’est là pour compter tes minutes. Les jours et les nuits passent, les âges s’épanouissent et puis se fanent comme des fleurs.

Tu sais attendre. Tes siècles se succèdent pour parfaire une frêle fleur des champs.

Nous autres, nous n’avons pas de temps à perdre, et parce que nous n’avons pas de temps, il nous faut nous démener pour nos chances. Nous sommes trop pauvres pour nous permettre d’être en retard. Et c’est ainsi que le temps passe, tandis que je l’abandonne à tous les plaignants qui le revendiquent, cependant ton autel reste vide d’offrandes et dégarni. À la fin du jour je me hâte dans la crainte que les vantaux ne soient fermés ; puis je trouve que pourtant ” il est temps encore.” Merci Deepak.

Je disais ce matin que ma mère avait l’habitude de dire : “quand Dieu a fabriqué le temps, il en a fait plein”.

Mais ma merveilleuse productrice Victoria dit : “Plus le temps !” On doit donc faire un compromis entre ma mère et ma productrice. Deepak, durant cette heure éternelle, vous avez créé l’émerveillement et chacun de tes mots ont résonné au plus profond de mon âme et de mon esprit. Merci pour cette merveilleuse heure de conférence et cette heure est passée très vite ! Comme des minutes ou des secondes ! Merci beaucoup pour cet exposé si engageant et instructif. Nous avons quelques minutes pour des questions et je souhaite que quelqu’un qui n’a pas encore posé de question, s’exprime. La dame, dans le coin. Devrions-nous détacher des gens malheureux ? Surtout pas, plus vous expérimentez la souffrance d’une autre personne, plus vous aurez le désir, même simplement mental, de la soulager, vous irez mieux, votre santé s’améliora.

La compassion donne naissance à l’amour et l’amour est ce qui permet la guérison. Sans compassion il n’y a pas d’amour. L’amour doit être acté. L’amour sans action n’a pas de sens, et l’action sans amour n’est pas pertinente. Tout est connecté. Comment conjuguez-vous l’urgence de notre époque avec le besoin de de réflexion profonde, étendue ? Vous voyez ce que je veux dire…? Pensez-vous qu’une transformation sociale est possible en l’absence d’une transformation personnelle ? Non, pas du tout.

Voilà, Mahatma Gandhi demande : peux-tu être le changement que tu veux voir dans le monde ? Autrement, nous devenons de simples activistes pour la Paix en colère ou des activistes en colère se battant pour l’environnement. Si la conscience est un réseau chaque élément de mécontentement, de colère autosatisfaisante s’ajoute à la colère du monde. En colère contre le monde, le monde est ‘colère’. Trouvez votre propre sobriété. Trouvez votre propre paix. et alors la paix peut être crée par ceux qui sont en paix. L’amour peut être créé par ceux qui ont aimé. Il y a urgence mais l’urgence c’est de prendre soin de soi avant tout.

Nous avons une population vieillissante. Que pouvez-vous nous dire au sujet de la démence ? Je travaille avec un ami, Rudy Tansy, qui est en charge du département de démence à l’ecole médicale de Harvard.

Il a découvert 4 gènes supposés être responsable de la maladie d’Alzeimer. Ce qu’il dit est que tout : de la stimulation sensorielle aux relations personnelles et le fait d’être avec d’autres gens, modifie le comportement des gènes, ça correspond à ce que je disais plutôt. Le fait est que nous allons voir de plus en plus de gens atteindre les 80 ou 90 ans. Les 80 ans d’aujourd’hui sont les 60 d’hier. Les 60 ans d’aujourd’hui sont les 40 d’hier. Nous commençons à comprendre les mécanismes du vieillissement et à l’influencer par notre mode de vie. Nous combinons la sagesse de l’expérience avec une autre sorte de biologie.

Toutes les recherches démographiques montrent que dans les cultures où les anciens sont respectés, sont vénérés, où on leur permet d’être utiles, où ils deviennent les visionnaires de la société le vieillessement provoque une toute autre réaction biologique.

Au sujet de cet entremêlement, pouvez-vous m’expliquer pourquoi mon compte en banque ne se mêle pas à celui des autres qui ont un peu plus ? La raison est que beaucoup de gens ne comprennent pas qu’être extrêmement riche est aussi la conscience de la pauvreté. Il y a deux sortes de gens qui pensent à l’argent. Les gens extrêmement pauvres et les gens extrêmement riches. Un grand nombre d’études montrent que votre compte en banque ne vous rendra jamais heureux. Si vous gagnez à la loterie vous serez très excitée pendant quelques semaines puis ça se stabilisera.

Et en l’espace d’un an, vous serez plus malheureuse qu’avant avoir gagné. Des données sont là pour le prouver.

Parce que vous ne penserez qu’à l’argent. Ne pensez pas que votre compte est essentiel à votre bien-être. Je fais un documentaire sur les gens qui ont réussi à se guérir de maladies incurables, en phase terminale. J’en ai été témoin et je veux permettre aux gens de s’ouvrir à cette possibilité. Il semble qu’il y ait un juste équilibre entre ce dépassement et se rappeller que nous sommes mortels et que nous quitterons cette planète à un moment donné, que nous avons un karma. Quel est votre avis à ce sujet ? Tout d’abord, la guérison est réelle. Qu’arrive-t-il vraiment quand les gens guérissent ? Ils retournent à l’homéostasie. C’est l’auto-régulation, notre état de base. Tout ce qui préserve notre équilibre : le cholestérol, la régulation de la température du corps, les taux hormonaux. A chaque fois que quelqu’un guérit, il retourne à l’homéostasie. Si vous regardez les termes : Soigner, Santé, Sacré (healing, health, et holy) Ce sont les mêmes. Se soigner c’est retourner à la mémoire de l’Unité.

(“Wholeness”= le Tout, Holiness=Sainteté…etc) Selon mon expérience avec des patients qui guérissent, ces rémissions dont vous parlez.

Il y en a plein, par ailleurs. Il ne faut pas les sous-estimer parce que c’est rare. Si ça arrive, c’est qu’il y a un mécanisme. Les scientifiques meurent d’envie de trouver quel est ce mécanisme. Quelqu’en soit sa rareté. Les quelques cas que j’ai suivi de près, de gens en phase terminale qui se sont remis. Il y a un registre pour ces cas, sur noetic.org, “Noetic Sciences” vous trouverez un registre de milliers de rémissions de cancers en phase terminale, tumeurs cérébrales…

Il y a une transformation mystérieuse de la conscience qui fait que l’identité de la personne devient transpersonnelle. La chose la plus signifiante qui arrive est qu’ils “perdent la peur de la mort”. Tout comme Tagore. Quand tu n’as plus peur de la mort, alors il n’y a plus rien à craindre. Puisque la peur ultime est celle de l’inconnu.

Celle de quitter ce à quoi tu es attaché. Cela implique une toute autre biologie. Taux de cholesterol, adrenaline, plaquettes, moiteur, réponse immunitaire Tout est connecté à cet état absolu de profonde équanimité. La réponse, c’est l’équanimité. Ce que Bouddha a nommé : (j’oublie les mots en Sanskrit) les quatre qualités de Bouddha ? la tendresse aimante la joie la compassion et l’équanimité.

C’est le mécanisme de la guérison. Qui a sa propre biologie..

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