Comment réconcilier performance économique et altruisme ?

performance économique et altruisme

Comment réconcilier performance économique et altruisme ?

L’idée c’est quand même, d’œuvrer à un travail, une activité, qui soit à la fois utile et qui en même temps, au lieu de miner vos ressources intérieures et vos ressources émotionnelles, nourrit votre enthousiasme à poursuivre, pour que vous n’ayez pas l’impression de perdre votre existence. Donc, c’est vrai que ce que l’on appelle, le bien-être au travail est un facteur essentiel.

Il y a de nombreuses études sur le sujet. Une spécialiste en Pennsylvanie les a recensées et démontre qu’une entreprise, un lieu, une collectivité où les gens ont plaisir à travailler, prospèrent mieux.

Nettement mieux, tout facteur confondu, que les autres. Nettement mieux que les entreprises où tout le monde est tendu, où tout le monde se méfie de tout le monde, où il y a une atmosphère terrible, ça marche beaucoup moins bien c’est normal. Alors, qu’est-ce que c’est en fin de compte qu’un lieu où il fait bon travailler ? Alors viennent les facteurs les plus importants pour la satisfaction de ce que l’on fait, on s’aperçoit que c’est la qualité des relations humaines, ça c’est clair.

Un endroit où les gens travaillent à peu près en harmonie, sans tension, avec un esprit d’équipe, de coopération, de confiance mutuelle, de transparence, c’est-à-dire des gens qui partagent les connaissances, les informations. Ce n’est pas une structure tellement hiérarchisée qu’il y a des barrières infranchissables dans la communication.

Un exemple c’était Goldman Sachs, le patron avait un ascenseur spécial pour lui pour ne jamais rencontrer personne. Pour la communication c’est pas terrible. Tous ces facteurs-là, sont des facteurs qui permettent d’avoir une attitude ouverte, constructive, positive, a priori bienveillante vis-à-vis de l’autre. Cela ne veut pas dire que l’on va être une sorte de naïf, qui se laisse marcher sur les pieds à chaque occasion, qui se laisse balayer par tous les égoïstes à succès. C’est comme ça qu’on construit des relations harmonieuses qui œuvrent au bien-être de la société. D’autre part, il y a ces fameux jeux économiques posant les questions : qu’est-ce qui se passe quand on essaie de se faire confiance mutuellement et que l’autre trahit votre confiance, quelle est la meilleure stratégie? Au début, si on vous trahit, vous punissez une fois, mais la deuxième fois, vous rejouez le jeu à nouveau, vous n’avez pas une sorte de ressentiment.

Finalement Martin Novak, un grand mathématicien de l’évolution à Harward, a montré sur 10 000 étudiants que la meilleure stratégie c’est de continuer à faire confiance et de continuer de se comporter de manière constructive.

Au bout du compte c’est ceux-là qui finalement émergeaient comme des gens qui réussissaient. Si vous voulez, on peut se dire qu’une attitude bienveillante est la meilleure façon de créer un climat intérieur où on a l’impression de s’épanouir, c’est certes très satisfaisant par rapport à l’égoïsme, à la mesquinerie, à l’esprit de vengeance, à la malveillance, c’est un état où on est beaucoup plus en harmonie avec soi-même et forcément cela sera perçu positivement par les autres donc ça va faciliter la confiance, la coopération, l’esprit d’équipe, la joie de faire des choses ensemble.

On sait que la coopération, quand elle est spontanée, est une des activités les plus satisfaisantes chez l’être humain.

On est déjà en tant qu’êtres humains des supers coopérateurs, il y a un très bon livre en anglais fait par Martin Novak qui indique qu’il faut maintenant qu’il faut passer à un degré supérieur de coopération. Maintenant, c’est au niveau de la planète. Tout ce que l’on fait affecte tout le monde et sur la durée. Avant, il y a 12 000 ans, il y avait 5 millions d’êtres humains sur Terre, l’impact était négligeable, aujourd’hui on est les acteurs principaux de l’état de la planète pour quelques générations.

Je crois que l’idée d’aller dans cette direction : davantage de bienveillance, de coopération, de convivialité, renouer avec la confiance au sein des entreprises, d’abord ça assure la prospérité, ça donne une meilleure joie de vivre et de travailler, ça va dans ce sens plus global où nous ne sommes plus isolés dans notre coin, tout est relié. C’est une prise de perspective qui est utile..

Source: Youtube