R?ver, oser, travailler, ne pas abandonner

R?ver, oser, travailler, ne pas abandonner

 

Quand on m’a propos? de venir faire une pr?sentation ici, de venir vous parler, j’ai tout d’abord refus? en me disant qu’en tant que jeune, je n’?tais pas tellement l?gitime ? diffuser un message. C’est vrai, mieux vaut laisser sa place ? un professionnel qui aura vraiment v?cu des choses tr?s int?ressantes et qui aura le recul n?cessaire pour parler de ses exp?riences.

Et puis, je me suis dit que, justement, le manque de recul peut ?tre une force. L’entr?e dans la vie active des jeunes, l’ambition chez les jeunes, l’?chec, la pers?v?rance chez les jeunes, sont des th?mes qui touchent mon entourage au jour le jour, et moi-m?me par la m?me occasion, car, je sais, ?a ne se voit pas, mais je suis jeune. (Rires) A mon entr?e, vous vous ?tes dit : ? Ah, encore un vieux ! ? Eh non ! Je rigole. (Rires) Ici, au Canada en tout cas, vous avez un jeune qui est fantastique, plus que ?a m?me, c’est Xavier Dolan.

Alors je pense que vous le connaissez tous pour sa filmographie, entre autres. C’est quelqu’un qui m’a ?norm?ment aid? et inspir?, sans m?me qu’il le sache.

Premi?rement, forc?ment, pour sa filmographie, mais aussi pour une petite phrase qu’il a prononc?e lorsqu’il a re?u son prix, le prix du Jury du Festival de Cannes 2014 : ??Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille, et n’abandonne jamais. ? C’est tout con, mais cette petite phrase, aussi simple soit-elle, m’a bourr? d’optimisme, a recharg? mon cerveau, parce que Xavier Dolan prouve au jour le jour qu’on peut se bouger le cul pour de bonnes raisons avant m?me de pouvoir regarder du porno l?galement, qui prouve que filmer et la r?alisation n’est pas qu’une histoire de vieux barbu et pour ma part, c’est jouissif, parce que je n’ai pas de barbe, et qui prouve aussi que l’?ge n’est pas garant de g?nie et je peux vous dire que ?a fait du bien.

r?ver, oser, ne pas abandonner
Comfreak / Pixabay

Il faut aussi se dire une chose, c’est que cette petite phrase peut avoir un impact ?norme, et ce fut le cas sur moi. Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais. Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais.

Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais. Mais, putain c’est g?nial ! Je pense que tout est possible, tout est possible, ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais. C’est-?-dire que si l’on travaille, on ose, on r?ve, tout est possible. C’est bien, non ? Moi, ?a m’a boost?, ?a m’a chauff?.

Tout d’abord, r?ver, c’est la gen?se. Tout est possible lorsque l’on r?ve. Le r?ve pousse l’ambition ? se cr?er et pour que cette ambition se durcisse, se consolide, il faut croire en ses r?ves. Alors ?a cr?e une sorte de cercle, oui, c’est comme ?a que je repr?sente le cercle, c’est un peu ridicule, surtout si je le fais tr?s longtemps.

?a cr?e une sorte de cercle qui peut para?tre facile ? r?aliser, mais ce n’est pas si facile que ?a.

Antoine de Saint-Exup?ry disait : ??Fais de ta vie un r?ve, et d’un r?ve, une r?alit?.?? Alors, posons les choses tout de suite, il y a les r?ves que l’on fait lorsque l’on dort, celui o? j’embrasse Julia Roberts, et le r?ve que l’on fait ?veill?, la projection. C’est ce que l’on fait quand on est paum?, quand on a les yeux dans le vide, quand on a un petit sourire en coin comme des cons parce qu’on s’imagine un avenir radieux. C’est de ce r?ve, dont je parle. Pour que ce r?ve devienne ambition, c’est ? l’individu lui-m?me de se dire que oui, c’est possible que ce ne soit pas qu’un r?ve pour toute ma vie. Et c’est aussi, deuxi?mement, ? l’entourage de cet individu de le conditionner, de le motiver, de lui dire : ??Voil?, mon gars, va falloir taffer mais tu peux y arriver.?? Et, du coup, comme je vous le disais, pour passer du r?ve ? l’ambition j’ai l’impression qu’il faut une petite ?tincelle.

Cette petite ?tincelle, je pense que la confiance en soi l’aide ? se cr?er.

Vous le savez mieux que moi, la confiance en soi, ?a tient parfois ? rien du tout. Je me souviens d’un professeur au coll?ge qui s’appelait Monsieur Lacombe, un mec plut?t mastoc, 2m05, avec une petite barbe, c’?tait un prof de maths, et il nous disait en d?but d’ann?e : ? Essayez de r?soudre ce probl?me.?? Et puis au bout de trois mois, je ne sais pas pourquoi, il a commenc? ? nous dire : ??On verra en combien de temps vous trouverez la solution.?? Et puis avec du recul, parce que malgr? mon jeune ?ge, j’arrive ? avoir de recul sur mes ann?es au coll?ge, je me souviens qu’on ne vivait plus les exercices de la m?me mani?re.

Dans le premier cas, monsieur Lacombe nous parle de probl?me, dans le deuxi?me, il nous parle de solution.

Dans le premier cas, il nous demande d’essayer, dans le second, il nous dit qu’on va r?ussir. C’est tout con, c’est vrai. Merci pour votre interaction. (Rires) Mais, en tout cas, ?a motive ? fond. Le r?ve, c’est la gen?se, l’ambition est le moteur, et pour cr?er son plan d’action, il faut, attendez, c’est pr?vu : ??Oser?? C’est tim? ! Ce n’est pas facile d’oser. Et je ne suis pas s?r que de nature l’homme ose. Je pense que l’homme se compla?t tr?s facilement, c’est mon point de vue, et c’est un danger. Il ne faut pas que seules les ?lites osent sinon ce n’est pas dr?le. Chacun peut oser et doit oser, selon sa propre mesure, selon ses propres envies, ses propres moyens. Par exemple, oser dire non ? ? Tu feras le boulot de tes parents. ? si on n’en a pas envie, est d?j? quelque chose d’assez lourd et cons?quent ? faire. D’ailleurs, par rapport ? ?a, petite parenth?se comme ?a, pour les parents, s’il y en a ce soir, qui ont la manie de vouloir imposer leurs passions et leur travail ? leurs enfants, voyez le film ? Billy Elliot ?.

Regardez-le.

Voil?, je vous dis ?a comme ?a. Vous le regardez, vous aimez ?a ou pas, on s’en fout, vous prenez le message, c’est tout. ? ma petite ?chelle, je me souviens, il y a quelques ann?es, j’osais louper des cours et me confronter un petit peu ? mes parents pour aller interviewer des stars ? Paris. ?a me para?t maintenant d?risoire, mais ? l’?poque, c’?tait quelque chose. Oser d?passer son univers, d?couvrir de nouvelles choses, pour les jeunes, c’est compliqu? mais n?cessaire. Mon univers, ? l’?poque, et celui de nombreux jeunes aujourd’hui, se r?sume ? ?cole, maison, bus, internet, Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram, YouPorn, euh, Youtube ! Pardon, je ne sais pas… Youporn ? Je ne connais pas. C’est un site de cuisine ? Je ne sais pas ce que c’est, ?a m’est venu comme ?a. Oser d?couvrir, oser exp?rimenter, oser se faire confiance, oser aller dans le chemin que l’on veut se cr?er, c’est se diff?rencier des autres. Oser, c’est un petit peu se mettre en danger.

Oser, c’est perdre ses rep?res.

Tandis que ne rien faire, c’est ?tre s?r de ce que l’on fera demain. Et pour oser, il y a un bel avantage, c’est le courage. Comme disait Claude Nougaro, un fameux jazzman fran?ais, ??J’ai du c?ur, mais pas d’estomac.?? L’estomac, il en faut un petit peu pour oser. Prenons l’analogie de Tony, ce pote au coll?ge que l’on a tous eu, je pense que tu l’as eu, Tony, c’?tait le mec un peu styl?, un peu plus grand que les autres, qui ?coutait du rock, qui avait une petite cr?te et une cha?ne en or. On le d?testait tous. Pourquoi ? Parce qu’il sortait avec toutes les filles, alors que nous, on passait nos soir?es sur Youtube. Alors, de quoi on avait peur ? De l’inconnu, la fille. On avait peur de faire un pas vers elle, de se prendre un vent, d’?tre la ris?e du bahut.

Je ne suis plus au coll?ge depuis bien longtemps, environ deux semaines, et il me para?t maintenant ?vident que Tony avait raison.

Il fallait surpasser et sauter cette barri?re qui n’?tait que psychologique et oser dire : ??Chalut M?lanie !?? Oui, j’avais des bagues ? l’?poque. ??Chalut M?lanie, ch’est Panayotich.?? ??Non, je ne suis pas nouveau, on est assis ? c?t? en classe depuis deux ans.?? ??Je voulais te dire : tu rechembles vachement ? Julia Robertch.?? Oui, c’?tait ma technique de drague. Je pensais que dire ?a ? une fille, c’?tait se la mettre dans la poche. Mais non, c’est pas grave. En tout cas, la drague, c’est quelque chose qu’il faut : ??travailler??. Vous avez vu ? Les transitions sont pas mal ! (Rires) J’ai travaill? l?-dessus. ??Travailler?? Ce qui va ?tre d?terminant, ce n’est pas de travailler. Tout le monde le fait.

C’est de savoir pourquoi on travaille, quel est le sens derri?re tout ?a. Trouver un but ? tous ces efforts est une des priorit?s, je pense. Je ne parle pas du ??travail?? que l’on fait le week-end pour gagner un peu de tunes.

Non, je vous parle du travail qui a un sens profond. Celui qui va vous apporter exp?rience et confiance en soi. Celui qui ne va peut-?tre pas avoir un impact concret et direct sur votre compte en banque, mais qui vous apportera quelque chose de bien plus important. De mes douze ? quinze ans, j’ai r?alis? une vingtaine d’interviews. Au d?but, c’?tait tr?s contraignant. Je ne sortais pas le week-end avec mes amis, parce que j’avais du montage ? faire. Je me couchais tard, parce que j’avais du montage ? faire. Je n’avais pas de petite copine, parce que j’?tais nul en drague. Mais ?a m’a aussi apport? bon nombre de comp?tences, qu’elles soient techniques : utiliser une cam?ra, monter, mixer, ?talonner, qu’elles soient sociales : le d?veloppement de mon tact avec les gens, de ma confiance en moi, mon carnet d’adresses.

Je me suis fait beaucoup d’amis avec qui j’ai toujours la chance de travailler en ce moment.

?a m’a aussi appris ? g?rer mon stress, ? apprendre ? g?rer de fortes responsabilit?s, ? acqu?rir le sens des priorit?s. Par exemple, quand mon premier cachet de com?dien est tomb?, oui, je suis com?dien parfois… Quand mon premier cachet de com?dien est tomb?, sans h?siter, tout de suite, je me suis achet? un Mac, pour aller sur Youtube le soir, et une suite de logiciels de montage, pour me perfectionner dans le montage. Et c’est ? partir de moment pr?cis que j’ai commenc? ? orienter tous mes choix, m?me les plus anodins, en fonction de ma passion et de mon travail. C’?tait pas contraignant, c’?tait un plaisir. Travailler, trouver un but derri?re tout ?a, c’est quelque chose de primordial. Travailler en cours, OK, pourquoi pas ? Mais si on sait pourquoi on travaille en cours au lyc?e, si on sait que ce n’est pas forc?ment du temps qu’on passe ? travailler sur des choses qui ne nous int?ressent peut-?tre pas ? fond, mais que l’on se dit que c’est un pari sur notre avenir, on ne voit plus ?a comme du temps perdu.

On voit ?a comme quelque chose pour se construire un bel avenir.

Maintenant, on a r?v?, on a os?, on a travaill?, il reste une chose ? faire, qui n’est pas des moindres, c’est : ??Ne pas abandonner?? On rencontre, et c’est normal, sur notre chemin de plus en plus d’obstacles qui affaiblissent la petite flamme en nous. Des obstacles, petits ou grands. Moi, je n’ai pas ?norm?ment d’exp?rience, donc je n’ai pas encore v?cu et rencontr? de gros obstacles. Je touche du bois pour ne pas en rencontrer de gros.

Mais pour l’instant, j’en ai rencontr? des petits. Ces obstacles affaiblissent cette petite flamme en nous, qui nous disait : ??Mais oui, tu peux devenir chirurgienne !?? ??Mais oui, tu peux devenir, basketteur, m?decin, kin? !?? ??Mais oui, tu peux devenir figurant dans les films de Julia Roberts pour essayer de la p?cho ? la fin des tournages !?? Pardon, ?a c’?tait pour moi, c’est ma passion.

Julia Roberts, elle est magnifique. (Rires) Le risque, c’est que cette petite flamme s’?teigne, et que l’on oublie le r?ve qui ?tait ? la base. Quand on avait r?v? de devenir chirurgienne, et qu’on s’?tait dit : ??C’est bien d’?tre chirurgienne.?? et que l’on avait travaill? pour le devenir, que l’on avait avant os? se dire : ??C’est possible.?? Et c’est pas parce que l’on a tu? deux ou trois patients qu’il faut arr?ter.

Ce n’est peut-?tre pas le bon exemple. (Rires) C’est pas le bon exemple, je m’excuse. Quoique, si, j’aime bien cet exemple. Mais, en tout cas, pour ne pas abandonner, pour entretenir cette flamme de la motivation et de l’ambition, je peux vous proposer une petite chose qui m’a ?norm?ment aid?, c’est de rencontrer ses idoles, ou les personnes qui sont influentes dans l’univers dans lequel on veut rentrer, Pour ma part, ce fut ce fameux jeune r?alisateur Xavier Dolan, que j’ai eu la chance de rencontrer une heure apr?s son fameux discours : ??Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose…?? Je viens de cracher un truc ?norme, c’est pas grave, il faudra peut-?tre nettoyer pour celui d’apr?s.

(Rires) Et j’ai eu la chance de le rencontrer une heure apr?s ce fameux discours.

Je l’ai vu dans un couloir, parce que j’avais ?t? invit? au festival de Cannes en envoyant deux ou trois mails, une centaine environ, au comit? d’accr?ditation, et ils en avaient marre de recevoir autant de mails donc ils se sont dit : ??Allez, on l’invite.?? Donc, j’ai eu la chance de le croiser dans un couloir une heure apr?s son discours. J’ai voulu faire le mec un peu confiant, j’ai dit : ??Bonjour, Panayotis.?? Alors qu’en vrai c’?tait : ??Putain, c’est Xavier Dolan ! Il est ? moins de trois m?tres, fais comme si tu ne le voyais pas !?? ??Salut, bonjour !?? Et donc je suis all? le voir, je lui ai dit : ??Bonjour, Xavier, Panayotis.?? Et on a discut?.

Pour moi, c’?tait une discussion magistrale, fantastique. J’?tais sur un nuage. Pour lui, c’?tait une discussion banale, mais je m’en foutais.

On a discut? dix minutes, et je me souviens qu’apr?s cette discussion enrichissante et int?ressante, il est parti, et je l’ai regard? comme un con comme ?a. Je venais d’oublier tout ce que j’avais v?cu, les petits obstacles que j’avais rencontr?s avant, c’est-?-dire des castings loup?s, des vues qui ne d?collaient pas sur mes vid?os, des vid?os qui ne sortaient m?me pas, des probl?mes ? l’?cole parce que je loupais les cours pour des vid?os, etc. Tout ?a, c’?tait oubli?, c’?tait parti.

Je n’avais qu’une petite chose en t?te, c’?tait : ??C’est vrai, c’est pour ?a que j’ai envie de faire ce m?tier. C’est pour ?a que j’ai envie de faire ce putain de m?tier.?? Du coup, j’avais un grand sourire, j’?tais pr?t ? repartir pour 3 ans dans ce fameux chemin pour arriver ? mon but ! Et, comme je suis quand m?me un peu pro, je l’ai rattrap?, et vu que mon but, c’est que l’on devienne confr?res ou coll?gues, je lui ai laiss? ma carte de visite.

Pas du tout ! J’ai fait un selfie. Chacun son truc, les jeunes, c’est le selfie. En tout cas, il y a une deuxi?me chose dont j’aimerais vous parler, Bonjour ! (Rires) Tu ne croyais pas qu’il y allait avoir de l’interaction ! C’est rat?, il n’y a pas de mur, ici ! Si je veux te parler, je le fais ! (Rires) L’autre chose, dont je veux vous parler, c’est d’approfondir sa connaissance du domaine dans lequel on veut ?voluer. Pour ma part, ? la base, je voulais ?tre com?dien, mais j’ai essay? de faire de la r?alisation, de l’?criture de sketchs, de la mise en sc?ne, etc.

Qu’est-ce qui nous donne plus envie de manger un g?teau que de faire des allers-retours devant la vitrine ? Il y a un dernier point, oui, il y en a beaucoup dans cette partie, Je me suis dit : ??On va faire plein de points !?? Le dernier petit point, qui m’a ?norm?ment aid? aussi, c’est de relativiser la notion d’?chec et de r?ussite.

? l’?poque, et je c?toie beaucoup de jeunes qui pensent comme ?a, je me disais qu’il y avait deux voies : la voie de la r?ussite et la voie de l’?chec. C’est faux. Je pense qu’il n’y a qu’une seule voie, qui m?ne, si l’on pers?v?re, ? la R?ussite avec un grand ? r??. Cette unique voie comporte des petits ?checs, des petites r?ussites, des petits ?checs, des petites r?ussites… Il ne faut pas s’arr?ter au 1er en se disant : ??Je suis dans la voie de l’?chec.?? C’est faux. Il faut poursuivre, continuer. Et sur cette voie, pour reprendre cette m?taphore quasi spirituelle, on rencontre bon nombre de personnes qui nous aident ? continuer, qui nous tiennent la main, qui nous donnent, ou redonnent, cette petite ?tincelle, et qui la voient dans nos yeux.

Une r?ussite, ?a se ressent aussi dans le regard des autres. Se former une clique, une team, travailler avec des gens en ad?quation parfaite, c’est quelque chose que j’ai eu la chance de vivre.

Je peux vous dire que quand vous tra?nez avec des cerveaux qui ont la m?me ambition que vous, qui voient cette fameuse voie de la m?me mani?re que vous, ?a vaut peut-?tre dix cerveaux, qui regardent dans tous les sens. Pour terminer, j’aimerais vous partager le meilleur conseil que j’ai re?u de ma vie, m?me si elle est courte encore, je ne suis pas si vieux que ?a, mais je vais dire ??de ma vie?? pour faire styl?. Le meilleur conseil que j’ai re?u de ma vie, ce n’est pas le conseil le plus acad?mique que j’ai pu recevoir, mais c’est celui qui m’a le plus marqu?. Quand j’avais onze ou douze ans, j’ai interview? Orelsan, qui est l’un des rappeurs les plus connus en France.

J’?tais super content, l’interview s’?tait bien pass?e. J’avais juste oubli? d’allumer le micro. Donc du coup la moiti? du… Eh oh, ?a va hein ! (Rires) Donc la moiti? de l’interview ?tait partie ? la poubelle. On avait r?ussi ? r?cup?rer du son avec des iPhones, c’?tait un peu la merde… Je me souviens que j’avais termin? le montage, je l’avais montr? ? mon p?re.

Il m’avait regard? et m’avait dit : ??Tu t’es foir? l? ! Respire un bon coup, travaille un bon coup, la prochaine fois tu feras mieux.?? Merci d’avoir ?cout? un jeune.

Merci beaucoup. (Applaudissements – Cris).

Source: Youtube

R?ver, oser, travailler, ne pas abandonner

 

Quand on m’a propos? de venir faire une pr?sentation ici, de venir vous parler, j’ai tout d’abord refus? en me disant qu’en tant que jeune, je n’?tais pas tellement l?gitime ? diffuser un message. C’est vrai, mieux vaut laisser sa place ? un professionnel qui aura vraiment v?cu des choses tr?s int?ressantes et qui aura le recul n?cessaire pour parler de ses exp?riences.

Et puis, je me suis dit que, justement, le manque de recul peut ?tre une force. L’entr?e dans la vie active des jeunes, l’ambition chez les jeunes, l’?chec, la pers?v?rance chez les jeunes, sont des th?mes qui touchent mon entourage au jour le jour, et moi-m?me par la m?me occasion, car, je sais, ?a ne se voit pas, mais je suis jeune. (Rires) A mon entr?e, vous vous ?tes dit : ? Ah, encore un vieux ! ? Eh non ! Je rigole. (Rires) Ici, au Canada en tout cas, vous avez un jeune qui est fantastique, plus que ?a m?me, c’est Xavier Dolan.

Alors je pense que vous le connaissez tous pour sa filmographie, entre autres. C’est quelqu’un qui m’a ?norm?ment aid? et inspir?, sans m?me qu’il le sache.

Premi?rement, forc?ment, pour sa filmographie, mais aussi pour une petite phrase qu’il a prononc?e lorsqu’il a re?u son prix, le prix du Jury du Festival de Cannes 2014 : ??Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille, et n’abandonne jamais. ? C’est tout con, mais cette petite phrase, aussi simple soit-elle, m’a bourr? d’optimisme, a recharg? mon cerveau, parce que Xavier Dolan prouve au jour le jour qu’on peut se bouger le cul pour de bonnes raisons avant m?me de pouvoir regarder du porno l?galement, qui prouve que filmer et la r?alisation n’est pas qu’une histoire de vieux barbu et pour ma part, c’est jouissif, parce que je n’ai pas de barbe, et qui prouve aussi que l’?ge n’est pas garant de g?nie et je peux vous dire que ?a fait du bien.

r?ver, oser, ne pas abandonner
Comfreak / Pixabay

Il faut aussi se dire une chose, c’est que cette petite phrase peut avoir un impact ?norme, et ce fut le cas sur moi. Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais. Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais.

Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais. Mais, putain c’est g?nial ! Je pense que tout est possible, tout est possible, ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais. C’est-?-dire que si l’on travaille, on ose, on r?ve, tout est possible. C’est bien, non ? Moi, ?a m’a boost?, ?a m’a chauff?.

Tout d’abord, r?ver, c’est la gen?se. Tout est possible lorsque l’on r?ve. Le r?ve pousse l’ambition ? se cr?er et pour que cette ambition se durcisse, se consolide, il faut croire en ses r?ves. Alors ?a cr?e une sorte de cercle, oui, c’est comme ?a que je repr?sente le cercle, c’est un peu ridicule, surtout si je le fais tr?s longtemps.

?a cr?e une sorte de cercle qui peut para?tre facile ? r?aliser, mais ce n’est pas si facile que ?a.

Antoine de Saint-Exup?ry disait : ??Fais de ta vie un r?ve, et d’un r?ve, une r?alit?.?? Alors, posons les choses tout de suite, il y a les r?ves que l’on fait lorsque l’on dort, celui o? j’embrasse Julia Roberts, et le r?ve que l’on fait ?veill?, la projection. C’est ce que l’on fait quand on est paum?, quand on a les yeux dans le vide, quand on a un petit sourire en coin comme des cons parce qu’on s’imagine un avenir radieux. C’est de ce r?ve, dont je parle. Pour que ce r?ve devienne ambition, c’est ? l’individu lui-m?me de se dire que oui, c’est possible que ce ne soit pas qu’un r?ve pour toute ma vie. Et c’est aussi, deuxi?mement, ? l’entourage de cet individu de le conditionner, de le motiver, de lui dire : ??Voil?, mon gars, va falloir taffer mais tu peux y arriver.?? Et, du coup, comme je vous le disais, pour passer du r?ve ? l’ambition j’ai l’impression qu’il faut une petite ?tincelle.

Cette petite ?tincelle, je pense que la confiance en soi l’aide ? se cr?er.

Vous le savez mieux que moi, la confiance en soi, ?a tient parfois ? rien du tout. Je me souviens d’un professeur au coll?ge qui s’appelait Monsieur Lacombe, un mec plut?t mastoc, 2m05, avec une petite barbe, c’?tait un prof de maths, et il nous disait en d?but d’ann?e : ? Essayez de r?soudre ce probl?me.?? Et puis au bout de trois mois, je ne sais pas pourquoi, il a commenc? ? nous dire : ??On verra en combien de temps vous trouverez la solution.?? Et puis avec du recul, parce que malgr? mon jeune ?ge, j’arrive ? avoir de recul sur mes ann?es au coll?ge, je me souviens qu’on ne vivait plus les exercices de la m?me mani?re.

Dans le premier cas, monsieur Lacombe nous parle de probl?me, dans le deuxi?me, il nous parle de solution.

Dans le premier cas, il nous demande d’essayer, dans le second, il nous dit qu’on va r?ussir. C’est tout con, c’est vrai. Merci pour votre interaction. (Rires) Mais, en tout cas, ?a motive ? fond. Le r?ve, c’est la gen?se, l’ambition est le moteur, et pour cr?er son plan d’action, il faut, attendez, c’est pr?vu : ??Oser?? C’est tim? ! Ce n’est pas facile d’oser. Et je ne suis pas s?r que de nature l’homme ose. Je pense que l’homme se compla?t tr?s facilement, c’est mon point de vue, et c’est un danger. Il ne faut pas que seules les ?lites osent sinon ce n’est pas dr?le. Chacun peut oser et doit oser, selon sa propre mesure, selon ses propres envies, ses propres moyens. Par exemple, oser dire non ? ? Tu feras le boulot de tes parents. ? si on n’en a pas envie, est d?j? quelque chose d’assez lourd et cons?quent ? faire. D’ailleurs, par rapport ? ?a, petite parenth?se comme ?a, pour les parents, s’il y en a ce soir, qui ont la manie de vouloir imposer leurs passions et leur travail ? leurs enfants, voyez le film ? Billy Elliot ?.

Regardez-le.

Voil?, je vous dis ?a comme ?a. Vous le regardez, vous aimez ?a ou pas, on s’en fout, vous prenez le message, c’est tout. ? ma petite ?chelle, je me souviens, il y a quelques ann?es, j’osais louper des cours et me confronter un petit peu ? mes parents pour aller interviewer des stars ? Paris. ?a me para?t maintenant d?risoire, mais ? l’?poque, c’?tait quelque chose. Oser d?passer son univers, d?couvrir de nouvelles choses, pour les jeunes, c’est compliqu? mais n?cessaire. Mon univers, ? l’?poque, et celui de nombreux jeunes aujourd’hui, se r?sume ? ?cole, maison, bus, internet, Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram, YouPorn, euh, Youtube ! Pardon, je ne sais pas… Youporn ? Je ne connais pas. C’est un site de cuisine ? Je ne sais pas ce que c’est, ?a m’est venu comme ?a. Oser d?couvrir, oser exp?rimenter, oser se faire confiance, oser aller dans le chemin que l’on veut se cr?er, c’est se diff?rencier des autres. Oser, c’est un petit peu se mettre en danger.

Oser, c’est perdre ses rep?res.

Tandis que ne rien faire, c’est ?tre s?r de ce que l’on fera demain. Et pour oser, il y a un bel avantage, c’est le courage. Comme disait Claude Nougaro, un fameux jazzman fran?ais, ??J’ai du c?ur, mais pas d’estomac.?? L’estomac, il en faut un petit peu pour oser. Prenons l’analogie de Tony, ce pote au coll?ge que l’on a tous eu, je pense que tu l’as eu, Tony, c’?tait le mec un peu styl?, un peu plus grand que les autres, qui ?coutait du rock, qui avait une petite cr?te et une cha?ne en or. On le d?testait tous. Pourquoi ? Parce qu’il sortait avec toutes les filles, alors que nous, on passait nos soir?es sur Youtube. Alors, de quoi on avait peur ? De l’inconnu, la fille. On avait peur de faire un pas vers elle, de se prendre un vent, d’?tre la ris?e du bahut.

Je ne suis plus au coll?ge depuis bien longtemps, environ deux semaines, et il me para?t maintenant ?vident que Tony avait raison.

Il fallait surpasser et sauter cette barri?re qui n’?tait que psychologique et oser dire : ??Chalut M?lanie !?? Oui, j’avais des bagues ? l’?poque. ??Chalut M?lanie, ch’est Panayotich.?? ??Non, je ne suis pas nouveau, on est assis ? c?t? en classe depuis deux ans.?? ??Je voulais te dire : tu rechembles vachement ? Julia Robertch.?? Oui, c’?tait ma technique de drague. Je pensais que dire ?a ? une fille, c’?tait se la mettre dans la poche. Mais non, c’est pas grave. En tout cas, la drague, c’est quelque chose qu’il faut : ??travailler??. Vous avez vu ? Les transitions sont pas mal ! (Rires) J’ai travaill? l?-dessus. ??Travailler?? Ce qui va ?tre d?terminant, ce n’est pas de travailler. Tout le monde le fait.

C’est de savoir pourquoi on travaille, quel est le sens derri?re tout ?a. Trouver un but ? tous ces efforts est une des priorit?s, je pense. Je ne parle pas du ??travail?? que l’on fait le week-end pour gagner un peu de tunes.

Non, je vous parle du travail qui a un sens profond. Celui qui va vous apporter exp?rience et confiance en soi. Celui qui ne va peut-?tre pas avoir un impact concret et direct sur votre compte en banque, mais qui vous apportera quelque chose de bien plus important. De mes douze ? quinze ans, j’ai r?alis? une vingtaine d’interviews. Au d?but, c’?tait tr?s contraignant. Je ne sortais pas le week-end avec mes amis, parce que j’avais du montage ? faire. Je me couchais tard, parce que j’avais du montage ? faire. Je n’avais pas de petite copine, parce que j’?tais nul en drague. Mais ?a m’a aussi apport? bon nombre de comp?tences, qu’elles soient techniques : utiliser une cam?ra, monter, mixer, ?talonner, qu’elles soient sociales : le d?veloppement de mon tact avec les gens, de ma confiance en moi, mon carnet d’adresses.

Je me suis fait beaucoup d’amis avec qui j’ai toujours la chance de travailler en ce moment.

?a m’a aussi appris ? g?rer mon stress, ? apprendre ? g?rer de fortes responsabilit?s, ? acqu?rir le sens des priorit?s. Par exemple, quand mon premier cachet de com?dien est tomb?, oui, je suis com?dien parfois… Quand mon premier cachet de com?dien est tomb?, sans h?siter, tout de suite, je me suis achet? un Mac, pour aller sur Youtube le soir, et une suite de logiciels de montage, pour me perfectionner dans le montage. Et c’est ? partir de moment pr?cis que j’ai commenc? ? orienter tous mes choix, m?me les plus anodins, en fonction de ma passion et de mon travail. C’?tait pas contraignant, c’?tait un plaisir. Travailler, trouver un but derri?re tout ?a, c’est quelque chose de primordial. Travailler en cours, OK, pourquoi pas ? Mais si on sait pourquoi on travaille en cours au lyc?e, si on sait que ce n’est pas forc?ment du temps qu’on passe ? travailler sur des choses qui ne nous int?ressent peut-?tre pas ? fond, mais que l’on se dit que c’est un pari sur notre avenir, on ne voit plus ?a comme du temps perdu.

On voit ?a comme quelque chose pour se construire un bel avenir.

Maintenant, on a r?v?, on a os?, on a travaill?, il reste une chose ? faire, qui n’est pas des moindres, c’est : ??Ne pas abandonner?? On rencontre, et c’est normal, sur notre chemin de plus en plus d’obstacles qui affaiblissent la petite flamme en nous. Des obstacles, petits ou grands. Moi, je n’ai pas ?norm?ment d’exp?rience, donc je n’ai pas encore v?cu et rencontr? de gros obstacles. Je touche du bois pour ne pas en rencontrer de gros.

Mais pour l’instant, j’en ai rencontr? des petits. Ces obstacles affaiblissent cette petite flamme en nous, qui nous disait : ??Mais oui, tu peux devenir chirurgienne !?? ??Mais oui, tu peux devenir, basketteur, m?decin, kin? !?? ??Mais oui, tu peux devenir figurant dans les films de Julia Roberts pour essayer de la p?cho ? la fin des tournages !?? Pardon, ?a c’?tait pour moi, c’est ma passion.

Julia Roberts, elle est magnifique. (Rires) Le risque, c’est que cette petite flamme s’?teigne, et que l’on oublie le r?ve qui ?tait ? la base. Quand on avait r?v? de devenir chirurgienne, et qu’on s’?tait dit : ??C’est bien d’?tre chirurgienne.?? et que l’on avait travaill? pour le devenir, que l’on avait avant os? se dire : ??C’est possible.?? Et c’est pas parce que l’on a tu? deux ou trois patients qu’il faut arr?ter.

Ce n’est peut-?tre pas le bon exemple. (Rires) C’est pas le bon exemple, je m’excuse. Quoique, si, j’aime bien cet exemple. Mais, en tout cas, pour ne pas abandonner, pour entretenir cette flamme de la motivation et de l’ambition, je peux vous proposer une petite chose qui m’a ?norm?ment aid?, c’est de rencontrer ses idoles, ou les personnes qui sont influentes dans l’univers dans lequel on veut rentrer, Pour ma part, ce fut ce fameux jeune r?alisateur Xavier Dolan, que j’ai eu la chance de rencontrer une heure apr?s son fameux discours : ??Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose…?? Je viens de cracher un truc ?norme, c’est pas grave, il faudra peut-?tre nettoyer pour celui d’apr?s.

(Rires) Et j’ai eu la chance de le rencontrer une heure apr?s ce fameux discours.

Je l’ai vu dans un couloir, parce que j’avais ?t? invit? au festival de Cannes en envoyant deux ou trois mails, une centaine environ, au comit? d’accr?ditation, et ils en avaient marre de recevoir autant de mails donc ils se sont dit : ??Allez, on l’invite.?? Donc, j’ai eu la chance de le croiser dans un couloir une heure apr?s son discours. J’ai voulu faire le mec un peu confiant, j’ai dit : ??Bonjour, Panayotis.?? Alors qu’en vrai c’?tait : ??Putain, c’est Xavier Dolan ! Il est ? moins de trois m?tres, fais comme si tu ne le voyais pas !?? ??Salut, bonjour !?? Et donc je suis all? le voir, je lui ai dit : ??Bonjour, Xavier, Panayotis.?? Et on a discut?.

Pour moi, c’?tait une discussion magistrale, fantastique. J’?tais sur un nuage. Pour lui, c’?tait une discussion banale, mais je m’en foutais.

On a discut? dix minutes, et je me souviens qu’apr?s cette discussion enrichissante et int?ressante, il est parti, et je l’ai regard? comme un con comme ?a. Je venais d’oublier tout ce que j’avais v?cu, les petits obstacles que j’avais rencontr?s avant, c’est-?-dire des castings loup?s, des vues qui ne d?collaient pas sur mes vid?os, des vid?os qui ne sortaient m?me pas, des probl?mes ? l’?cole parce que je loupais les cours pour des vid?os, etc. Tout ?a, c’?tait oubli?, c’?tait parti.

Je n’avais qu’une petite chose en t?te, c’?tait : ??C’est vrai, c’est pour ?a que j’ai envie de faire ce m?tier. C’est pour ?a que j’ai envie de faire ce putain de m?tier.?? Du coup, j’avais un grand sourire, j’?tais pr?t ? repartir pour 3 ans dans ce fameux chemin pour arriver ? mon but ! Et, comme je suis quand m?me un peu pro, je l’ai rattrap?, et vu que mon but, c’est que l’on devienne confr?res ou coll?gues, je lui ai laiss? ma carte de visite.

Pas du tout ! J’ai fait un selfie. Chacun son truc, les jeunes, c’est le selfie. En tout cas, il y a une deuxi?me chose dont j’aimerais vous parler, Bonjour ! (Rires) Tu ne croyais pas qu’il y allait avoir de l’interaction ! C’est rat?, il n’y a pas de mur, ici ! Si je veux te parler, je le fais ! (Rires) L’autre chose, dont je veux vous parler, c’est d’approfondir sa connaissance du domaine dans lequel on veut ?voluer. Pour ma part, ? la base, je voulais ?tre com?dien, mais j’ai essay? de faire de la r?alisation, de l’?criture de sketchs, de la mise en sc?ne, etc.

Qu’est-ce qui nous donne plus envie de manger un g?teau que de faire des allers-retours devant la vitrine ? Il y a un dernier point, oui, il y en a beaucoup dans cette partie, Je me suis dit : ??On va faire plein de points !?? Le dernier petit point, qui m’a ?norm?ment aid? aussi, c’est de relativiser la notion d’?chec et de r?ussite.

? l’?poque, et je c?toie beaucoup de jeunes qui pensent comme ?a, je me disais qu’il y avait deux voies : la voie de la r?ussite et la voie de l’?chec. C’est faux. Je pense qu’il n’y a qu’une seule voie, qui m?ne, si l’on pers?v?re, ? la R?ussite avec un grand ? r??. Cette unique voie comporte des petits ?checs, des petites r?ussites, des petits ?checs, des petites r?ussites… Il ne faut pas s’arr?ter au 1er en se disant : ??Je suis dans la voie de l’?chec.?? C’est faux. Il faut poursuivre, continuer. Et sur cette voie, pour reprendre cette m?taphore quasi spirituelle, on rencontre bon nombre de personnes qui nous aident ? continuer, qui nous tiennent la main, qui nous donnent, ou redonnent, cette petite ?tincelle, et qui la voient dans nos yeux.

Une r?ussite, ?a se ressent aussi dans le regard des autres. Se former une clique, une team, travailler avec des gens en ad?quation parfaite, c’est quelque chose que j’ai eu la chance de vivre.

Je peux vous dire que quand vous tra?nez avec des cerveaux qui ont la m?me ambition que vous, qui voient cette fameuse voie de la m?me mani?re que vous, ?a vaut peut-?tre dix cerveaux, qui regardent dans tous les sens. Pour terminer, j’aimerais vous partager le meilleur conseil que j’ai re?u de ma vie, m?me si elle est courte encore, je ne suis pas si vieux que ?a, mais je vais dire ??de ma vie?? pour faire styl?. Le meilleur conseil que j’ai re?u de ma vie, ce n’est pas le conseil le plus acad?mique que j’ai pu recevoir, mais c’est celui qui m’a le plus marqu?. Quand j’avais onze ou douze ans, j’ai interview? Orelsan, qui est l’un des rappeurs les plus connus en France.

J’?tais super content, l’interview s’?tait bien pass?e. J’avais juste oubli? d’allumer le micro. Donc du coup la moiti? du… Eh oh, ?a va hein ! (Rires) Donc la moiti? de l’interview ?tait partie ? la poubelle. On avait r?ussi ? r?cup?rer du son avec des iPhones, c’?tait un peu la merde… Je me souviens que j’avais termin? le montage, je l’avais montr? ? mon p?re.

Il m’avait regard? et m’avait dit : ??Tu t’es foir? l? ! Respire un bon coup, travaille un bon coup, la prochaine fois tu feras mieux.?? Merci d’avoir ?cout? un jeune.

Merci beaucoup. (Applaudissements – Cris).

Source: Youtube

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Christophe Daroux est engagé dans le domaine du développement personnel depuis près de 30 ans maintenant . Certifié Master en Hypnose Ericksonienne, en Hypnose Humaniste et en PNL (Programmation Neurolinguistique) à l'Institut Français d'Hypnose Ericksonienne (IFHE Paris) formé? directement par son fondateur Olivier Lockert.


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