neurosciences
Bien-être

Soigner le cerveau sans m?dicament gr?ce aux neurosciences

Soigner le cerveau sans m?dicament gr?ce aux neurosciences

Traducteur: eric vautier Relecteur: Camille Lachenal

Imaginez qu’on puisse soigner le cerveau, sans m?dicaments. Il existe une technologie qui a presque 100 ans aujourd’hui et qui s’appr?te ? r?volutionner les neurosciences. Tout a commenc? avec cet homme, Hans Berger. En 1924, en posant des ?lectrodes sur la t?te de ses sujets, il observe pour la premi?re fois les oscillations ?lectriques du cerveau. L’?lectroenc?phalographie ?tait n?e. Si vous allez aujourd’hui dans un h?pital o? on utilise cette technique de mani?re quotidienne pour le diagnostic des maladies psychiatriques et neurologiques, vous serez peut-?tre surpris de r?aliser que tr?s peu a chang? depuis cette date.

Voil? comment ?a se passe.

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Un premier sp?cialiste, comme on le voit sur cette image, vient installer, individuellement, une vingtaine de capteurs sur la t?te des patients. Les signaux sont ensuite amplifi?s, enregistr?s, et un deuxi?me sp?cialiste, typiquement un neurologue, va venir interpr?ter ces signaux que vous voyez. Pour les interpr?ter, il tire deux informations importantes.

La premi?re, la fr?quence et l’amplitude des oscillations ?lectriques du cerveau renseignent sur le niveau d’activit? c?r?brale. On dit que les fr?quences ?lev?es, c’est-?-dire les oscillations rapides, s’associent avec une activit? c?r?brale, et que les oscillations plus lentes s’associent avec un repos c?r?bral. La position de l’?lectrode renseigne sur diff?rentes aires c?r?brales. On sait aujourd’hui en distinguer environ une cinquantaine, et chacune s’associe avec une fonction particuli?re.

En combinant ces informations des fonctions c?r?brales avec leur activation et leur d?sactivation, on a, avec l’?lectroenc?phalographie, un outil extr?mement puissant pour analyser le cerveau. Vous allez me dire, s’il est si puissant, pourquoi on n’en entend pas plus parler ? Vous avez raison, c’est une excellente question. La premi?re fois que j’ai utilis? cette technique, c’?tait il y a 10 ans. ? cette ?poque, j’?tais responsable d’un projet de recherche qui avait pour objectif de rendre la communication ? des patients atteints de troubles moteurs s?v?res.

soigner le cerveau
aytuguluturk / Pixabay

Il s’agit de quelques dizaines de patients en France seulement mais leur besoin d’aide technique est ?videmment extr?mement important. Avec un groupe de chercheurs fran?ais, on a d?cid? d’utiliser une technique qui ?tait utilis?e dans les laboratoires de recherche, d?velopp?e depuis des dizaines d’ann?es dans des laboratoires ? travers le monde, et en particulier un, ici, ? Rennes, qui s’appelle l’INRIA.

On voulait prendre cette technique, les interfaces cerveau-ordinateur, dans les laboratoires de recherche, et la transf?rer au chevet des patients, l? o? elle peut ?tre utilis?e.

Voil? les r?sultats de ce projet de recherche. On voit ici Micha?l, un patient qui a eu un accident vasculaire c?r?bral, qui utilise un casque, un logiciel et des algorithmes, d?velopp?s dans le cadre de ce projet, et qui communique ? avec la pens?e ?.

Faire ?a a ?t? en soi une vraie prouesse technologique. Et pourtant, pour moi, apr?s ces 5 ann?es de recherche, ?a a ?t? une vraie d?ception de voir que ces patients n’utilisent pas cette technologie. Ils ne l’utilisent pas parce qu’il y a d’autres outils, soit plus simples, soit plus efficaces, soit moins chers, comme par exemple l’eye-tracking qui permet de faire le suivi du regard, qui leur permet de faire mieux.

Heureusement, ?a ne s’est pas arr?t? l?. Parce que la technologie d?velopp?e pour r?pondre aux besoins de ces quelques patients a ouvert des applications qui visent un public beaucoup plus large. Et ?a, il y a une dizaine d’ann?es, ?a a attis? la curiosit? des industriels qui sont en train aujourd’hui d’op?rer la r?volution des neurosciences.

Cette r?volution s’acc?l?re depuis 5 ans autour de deux avanc?es technologiques fondamentales. La premi?re est celle de la mesure de l’activit? c?r?brale. Depuis sa cr?ation en 1920 jusqu’au d?but des ann?es 2000, et encore aujourd’hui ? l’h?pital, elle a tr?s peu progress?. Il y a 10 ans dans les laboratoires de recherche, il fallait mettre des esp?ces de bonnets de piscine avec des fils partout, connecter ?a ? un bo?tier co?tant plusieurs dizaines de milliers d’euros.

C’?tait long, fastidieux, tr?s cher. Aujourd’hui, il est possible en 2016, pour quelques centaines d’euros d’enregistrer de mani?re extr?mement fiable l’activit? du cerveau dans n’importe quel contexte.

Maintenant, pour l’analyse, les neurosciences, comme d’autres domaines de la m?decine, ont b?n?fici? des progr?s en intelligence artificielle et en math?matique appliqu?e. Avec cette technique, on peut aujourd’hui automatiser des proc?dures qui n?cessitaient hier la pr?sence d’un expert pour l’interpr?tation des r?sultats.

Par exemple, on va utiliser une technique assez similaire ? celle qu’utilisent les g?ologues pour localiser l’?picentre d’un s?isme. Avec cette technique, ? partir des capteurs ? la surface de la t?te, on est capable de quantifier avec pr?cision l’activit? dans plus d’une centaine de zones ? l’int?rieur du cerveau. Voil? ce qu’on obtient quand on applique cette technique en temps r?el.

La r?volution des neurosciences en 2016, c’est ?a. La convergence d’une mesure simple, efficace, bon march?, utilisable par n’importe qui, n’importe o?, et qui s’associe avec des outils d’analyse extr?mement puissants et compl?tement automatiques. C’est tellement une r?alit? qu’il y a, ? travers le monde, beaucoup d’entreprises qui s’appr?tent ? commercialiser des produits bas?s de ces deux avanc?es technologiques.

Ici, on voit un pilote d’avion ?quip? d’un casque d’?lectroenc?phalographie et ? partir de ses trac?s c?r?braux, on peut extraire des informations sur sa vigilance, s’il est en train de s’endormir, son niveau de charge mentale, s’il est d?pass? par les ?v?nements, ou m?me son stress. Vous imaginez ? quel point l’arriv?e d’un tel dispositif, va pouvoir am?liorer la s?curit? a?rienne.

Mais ?a n’est pas tout.

Parce que la promesse de cette technologie aujourd’hui, va bien au-del?. Elle va au-del? parce qu’elle promet de soigner le cerveau sans m?dicaments. Vous allez me dire, soigner le cerveau sans m?dicaments, c’est certainement pas tr?s banal, ni commun. Pourtant, si vous vous blessez ? la jambe, et que vous allez voir votre m?decin, il ne va pas automatiquement vous donner un cachet pour r?parer votre jambe.

En revanche, il va vous envoyer chez le kin?. Qu’est-ce que le kin? va faire ? Il va vous montrer un mouvement qui implique les muscles ? r??duquer. Par exemple, la flexion du genou. Et vous, de s?ance en s?ance, vous allez regarder cette flexion et essayer de l’amplifier pour r??duquer et soigner les muscles concern?s. C’est exactement ce que permet de faire l’?lectroenc?phalographie avec la technique du neurofeedback.

Il y a ?norm?ment d’applications du neurofeedback aujourd’hui.

Plut?t que de vous faire une longue liste de tout ce qu’elle pourrait faire, je voudrais illustrer ? quel point c’est concret avec deux dispositifs con?us et d?velopp?s, ici, en France, et qui s’appr?tent ? ?tre commercialis?s. Le premier est ce dispositif pour le grand public qui permet de mieux g?rer son stress au quotidien en donnant, en montrant une repr?sentation auditive de l’activit? c?r?brale associ?e ? la relaxation.

Voil? comment ?a se passe. On voit ici le niveau de relaxation en bas et les modifications de la musique associ?es ? partir de l’activit? c?r?brale. En utilisant ce dispositif au quotidien, on peut r?entra?ner ses aires c?r?brales et mieux g?rer son stress. La deuxi?me application est un dispositif m?dical sur lequel je travaille en ce moment avec un groupe d’ing?nieurs talentueux.

Je serais curieux de savoir combien parmi vous connaissent, directement ou indirectement, des enfants atteints de troubles de l’inattention avec ou sans hyperactivit?. Je vois des gens qui hochent la t?te, quelques mains qui se l?vent. Il y en a un petit peu quand m?me. C’est une pathologie particuli?rement mal connue et mal diagnostiqu?e en France.

On estime qu’il y a un ? deux ?l?ves concern?s par classe, avec un impact fort sur le parcours scolaire, et des vraies difficult?s ? la maison. Avec le neurofeedback, on va proposer ? ces enfants de jouer ? un jeu vid?o qui est modul? par l’activit? c?r?brale responsable de l’inattention pour qu’ils puissent au quotidien la r?entra?ner.

Voil? comment ?a se pr?sente. En haut ? droite, l’activit? c?r?brale instantan?e enregistr?e ? la surface de la t?te. En dessous, une repr?sentation instantan?e des aires, ou de l’activit? c?r?brale, associ?es avec l’inattention. On va demander ? l’enfant de contr?ler cette activit? et de la maintenir dans certaines zones de tol?rance. L’enfant ne voit que la partie ? gauche, le petit bateau de p?che, et il a pour mission de p?cher des poissons. Il ne peut les p?cher que lorsque son niveau d’inattention c?r?brale est maintenu sous un certain seuil.

Les ?tudes cliniques montrent qu’apr?s une trentaine de s?ances, espac?es sur plusieurs semaines, les enfants qui arrivent ? contr?ler cette activit? c?r?brale l’associent avec une r?duction durable des sympt?mes. Certaines ?tudes montrent m?me que cette r?duction peut durer jusqu’? deux ans apr?s l’arr?t du traitement. Pour ces enfants et leur famille, l’?lectroenc?phalographie avec le neurofeedback, en 2016, peut vraiment faire la diff?rence.

Elle constitue une alternative cr?dible aux m?dicaments. Le m?dicament, une pilule qui doit ?tre prise deux fois par jour, une fois le matin, une fois le midi, est un traitement qui peut continuer jusqu’? l’?ge adulte, pendant plusieurs ann?es, qui s’associe parfois malheureusement ? des effets secondaires. Voil? ce que permet de faire aujourd’hui l’?lectroenc?phalographie.

? la vitesse o? vont les choses, c’est difficile de savoir ce qu’elle pourra faire dans 5 ou 10 ans. En revanche, je suis convaincu de deux choses. La premi?re : on va de plus en plus vous proposer des dispositifs de ce type. J’esp?re que vous savez ? pr?sent que ce ne sont pas des jouets et qu’ils modifient vraiment votre activit? c?r?brale.

Avant de les utiliser, r?fl?chissez, avez-vous vraiment envie de vous changer ? La deuxi?me : cette technologie va continuer de progresser et de faire plus pour des populations moins nombreuses, en particulier, pour ces patients pour lesquels on veut toujours am?liorer la communication.

Merci pour votre attention.

Source: Youtube

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Humour

Merci ? la Femme parfaite d??tre une connasse !

? La femme parfaite est une connasse ?

Bonsoir. Alors il y a trois ans, j’ai ?crit un livre d’humour intitul? ? La femme parfaite est une connasse ?. J’y parlais de cette femme qui semble tout r?ussir dans sa vie et avec tellement de facilit?. C’est votre s?ur, votre amie, votre coll?gue, tout simplement la femme crois?e ? la sortie de l’?cole, avec ses talons et son brushing impeccable, qui semblait dire : ? Je suis la femme parfaite. Ma vie est parfaite. ? Alors ? quoi ressemble pr?cis?ment cette femme parfaite ? Elle doit r?pondre ? diff?rents crit?res qui ont d’ailleurs ?volu? avec le temps.

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Dans un 1er temps, je vais montrer la liste de crit?res de la femme parfaite avant. Trois points : enfanter, s’occuper de ses enfants et de son mari et puis bien tenir une maison.

Simple ou pas ? Simple. Cette liste a beaucoup ?volu? donc ? pr?sent je vais vous montrer la liste d’aujourd’hui. Cette liste est non exhaustive, bien s?r. (Rires) Je vous laisse regarder. Pour r?sumer, la femme parfaite aujourd’hui doit ?tre une m?re mod?le, une ?pouse parfaite, toujours attirante et sexy, sexuellement performante, une working girl ambitieuse et une cuisini?re hors pair. Pas forc?ment cet ordre et puis c’est un r?sum?. Enfin je vais vous r?v?ler ma version de cette liste. Mon imperfection fait que je n’y arriverai pas. Ah ! Bon, c’?tait d?gueulasse. C’est une ?vidence : je suis loin d’?tre la femme parfaite. Pas assez sexy, pas assez bonne amante, pas assez bonne m?re, pas assez bonne cuisini?re, trop ind?pendante, trop gourmande, pas assez sportive.

Je continue ? Non, parce qu’on parle de moi, l?. H? h? h?, mais posez-vous la question. Est-ce que votre liste est plus remplie ? On revient sur la mienne. Honn?tement, la v?tre, mesdames, messieurs ? Parce qu’? en croire les r?seaux sociaux, la vie des autres est formidable. C’est une vie faite de repas gastronomiques, de couchers de soleil et de petits chats mignons.

Elle est tellement plus passionnante que la n?tre. Non, je vous assure. Elle n’est pas plus int?ressante que la n?tre. Ils ont seulement un meilleur filtre Instagram. Et un tr?s bon logiciel Photoshop. On a beau savoir qu’ils se mettent en sc?ne, on y croit. C’est fou ! Ce qu’il y a de pire, en fait, c’est de croire que les autres y arrivent.

Pourquoi eux, ils arrivent et pas nous ? ?a nous fait nous sentir encore plus nuls, encore plus mis?rables. On arr?te. Tout ?a, en fait, c’est la faute de la femme parfaite. Cette connasse ! Je vous rassure, je n’insulte personne parce que, vous l’avez compris, la femme parfaite n’existe pas. Et savoir que personne n’est parfait, savoir que la perfection n’existe pas, ?a nous change la vision qu’on a des autres et ?a change aussi la vision qu’on a de nous-m?mes.

?a nous permet de d?culpabiliser. Le mot est l? : d?culpabiliser. On est toutes dans la m?me gal?re. Et quand je dis : toutes, en fait c’est on est tous dans la m?me gal?re. Ce que l’histoire ne dit pas, c’est que l’homme subira la m?me pression, cette pression de l’homme parfait. Et ?a commence. On n’a pas la date pr?cise ? laquelle l’homme, ? l’instar de la femme, aura envie de crier : ? L’homme parfait est un connard ! ? mais ?a viendra.

Soyez-en s?rs.

C’est toujours un peu plus long pour les hommes. Et ?a commence, messieurs. Vous sentez la pression commencer ? peser sur vous ? Un homme aujourd’hui doit rester jeune, beau et sexy, p?re attentionn?, mari aimant, tendre et sensible tout en restant fort et viril. Eh, bonne chance, les mecs ! (Rires) Bon, ?a va. Chacun son tour. Moi, j’ai envie de vous dire que comme on a une image biais?e de ce qu’est ?tre parfait, on ne se sent jamais ? la hauteur.

On ne se sent pas l?gitimes et puis on est s?rs que tout le monde va s’en apercevoir.

Je suis une escroquerie, je vais finir par ?tre d?masqu?e. On a tous ressenti ?a. On a peur alors on joue un r?le. On tente de donner le change. Moi, ?a m’est arriv? en rentrant dans le monde du travail. Il y a dix ans, j’ai int?gr? la r?daction d’une ?mission de t?l?, culturelle, intellectuellement exigeante.

J’avais pas confiance en moi. Je me sentais pas ? ma place et pas l?gitime pour ce poste. J’?tais s?re que tout le monde allait s’en rendre compte, c’?tait obligatoire. Pour moi, par exemple, la journaliste parfaite ne devait lire que ? Le Monde Diplomatique ? ou ? The Economist ?. Pas de journaux l?gers, surtout pas en public.

Ce que je faisais, c’est je me mettais en sc?ne. Sur mon bureau je mettais en ?vidence les journaux comme ? The Economist ? pour que tout le monde voie, et je cachais les magazines f?minins. Parce que si on s’?tait rendu compte que j’avais ce type de lecture, on m’aurait d?masqu?e. Je suis pas l’intello que vous pensez, je suis futile et par cons?quent pas l?gitime ? mon poste. C’est moi, l’escroc. Il m’a fallu du temps pour comprendre que j’?tais ? ma place, que le fait que je porte du vernis ? paillettes ou que je regarde des ?missions d?biles ? la t?l? ne faisait pas de moi une journaliste moins cr?dible.

J’avais pas besoin de me transformer. Pas besoin de gommer mon accent du Midi ou de changer de look.

Et finalement, personne ne me l’avait demand?. Je m’?tais persuad?e que c’est ce qu’on attendait de moi et ce qui allait faire de moi une journaliste cr?dible. J’avais tort. Quand j’ai ?crit ? La femme parfaite est une conasse ? avec ma s?ur jumelle Anne-Sophie Girard, j’ai ?crit un livre d’humour, l?ger, dr?le et futile, alors que moi, ? la base, j’?tais cens?e ?tre dans la case d’intello.

Vous vous imaginez ? La r?dactrice en chef d’une ?mission intellectuelle qui, au lendemain d’un d?bat passionnant sur le conflit isra?lo-palestinien, ?crit un chapitre sur comment garder sa dignit? quand on est compl?tement bourr?e. Ouais, ben, je l’ai fait. J’ai pas voulu choisir, en fait. J’ai fait les deux. C’est pour ?a qu’aujourd’hui je dis merci ? la femme parfaite d’?tre une conasse.

Parce que c’est l’?criture de ce livre qui m’a fait comprendre que je pouvais ?tre tout ce que je voulais et que je pouvais faire tout ce que je voulais. M?me monter ce soir sur cette sc?ne et me pr?senter ? vous. Alors je dis pas que ?a a ?t? facile, on va pas se mentir, je dis pas que j’ai pas plusieurs fois paniqu? en pr?parant cette conf?rence. Qu’est-ce que je fais l? ? Qui je suis, moi, pour monter sur sc?ne et puis me pr?senter ? toutes ces personnes ? Je suis une escroquerie. Ils vont me huer, me demander de rendre le micro et de descendre de la sc?ne.

Et apr?s je me suis demand? si un des speakers – c’est les personnes qui interviennent pendant les conf?rences – notamment ce soir, ?tait mont? sur sc?ne en se disant : ? Hey, c’est normal qu’ils fassent appel ? moi. Je suis un sp?cialiste.

Je poss?de le savoir. Je suis tellement ? l’aise pour parler devant ces gens. ? Non. Le speaker parfait n’existe pas. Alors aujourd’hui je choisis d’?tre une speakeuse imparfaite. Je l’ai d?montr?, j’esp?re. Quand j’?tais petite, mes parents m’ont dit : ? Dans la vie, tu peux ?tre tout ce que tu veux. ? J’avais mal compris. Je croyais que j’avais seulement la possibilit? de choisir parmi plein de choses. J’avais pas pris conscience que je pouvais ?tre plein de choses, en m?me temps. On n’a pas besoin de choisir. Alors je termine en vous disant que c’est un vrai combat, de ne laisser personne nous mettre dans une case, mais c’est encore plus dur de ne pas nous y enfermer nous-m?mes.

Je peux ?tre toutes les femmes. Je dois seulement d?culpabiliser de n’?tre parfaitement aucune d’elles.

Merci. (Applaudissements).

Source: Youtube

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