Bien-être, Confiance en soi, Estime de soi

La r?silience, le pouvoir de rebondir plus haut apr?s une ?preuve.

R?silience: Bonjour. C’est la vie, on ne peut rien y faire. ? That’s life, that’s the way it is. ? Et en arabe : mektoub. C’est ?crit, c’est le destin. Dieu en a d?cid? ainsi. Qui sommes-nous, humbles mortels, pour changer le cours des choses ? Alors, si ce fatalisme qui est transmis de g?n?ration en g?n?ration et qui transcende les cultures peut nous aider ? accepter une situation difficile qui nous arrive, ce fatalisme n’est pas forc?ment synonyme de reconstruction. Et si on peut s’entendre sur le fait qu’on ne peut pas revenir en arri?re, qu’on ne peut pas changer le cours des ?v?nements qui nous sont arriv?s, il faut quand m?me se dire comme on dit en anglais : la vie est 20 % ce qui vous arrive et 80 % comment vous y r?agissez.

Cette capacit? ? surmonter les traumatismes s’appelle la r?silience. ? l’origine, c’?tait un terme utilis? en physique et en ing?nierie. Quand on prenait un ?l?ment et qu’on le d?formait, qu’on l?allongeait, qu’on le transformait mais qu’il reprenait sa forme initiale. C’?tait ce qu’on appelait la r?silience et qui a ?t? repris dans les ann?es 90 par les psychiatres am?ricains sp?cialistes de la petite enfance. En France, c’est Boris Cyrulnik, le c?l?bre psychiatre qui a repris cette expression-l? et qui nous dit que le malheur n’est pas une destin?e.

Rien n’est irr?m?diablement inscrit et on peut toujours s’en sortir. Il faut savoir qu’une personne sur deux subira dans sa vie un traumatisme quelconque. Que ce soit la perte pr?matur?e d’un ?tre cher, que ce soit une maladie grave, un viol, une guerre, une personne sur deux va devoir faire face ? des ?v?nements difficiles. Et vous remarquerez dans votre entourage que certaines personnes parviennent ? s’en sortir sans aucune difficult?, pendant que d’autres vont sombrer dans la d?pression et chaque petit ?v?nement n?gatif va leur sembler insurmontable.

Alors qu’est-ce qu’une personne r?siliente ? D’abord, pour ?tre r?silient, il ne faut pas nier les ?v?nements, il ne faut pas ignorer les difficult?s qui viennent de survenir, il faut y faire face mais il faut aussi rebondir. Rebondir, ce n’est simplement s’adapter ? la situation, rebondir, c’est ressortir encore plus fort suite ? un ?v?nement traumatique. C’est apprendre de cette exp?rience, c’est capitaliser sur tous ces apprentissages-l? pour ?tre une personne encore plus forte qu’on l’?tait avant. La r?silience, ce n’est pas h?r?ditaire, il n’y pas de g?ne de la r?silience, c’est quelque chose qui s’apprend.

Par contre, il y a des ?tudes scientifiques qui ont d?montr? qu’il peut y avoir des hormones euphorisantes qui sont produites d?s les premi?res heures de la vie : la dopamine et la s?rotonine. Et ces hormones sont en quantit?s variables. C’est-?-dire que certains b?b?s vont na?tre avec de plus grandes quantit?s de ces hormones et donc seront des enfants plus forts sur le plan psychique et plus forts pour devenir des ?tres r?silients. Par contre, il y a d’autres facteurs qui sont des facteurs externes et des facteurs internes ?galement. Trois attributs principaux auxquels on peut penser. D’abord, il y a le caract?re de l’enfant : Est-ce que c’est un enfant souple ? Est-ce que c’est un enfant confiant ? Il y a le climat familial qui l?entoure. Est-ce que ses parents sont un couple uni ? Est-ce qu’il se sent aim? ? Est-ce qu’il y a de la chaleur dans son foyer ? La s?curit?, l’attachement sont des ?l?ments essentiels pendant la jeune enfance pour nous aider ? d?velopper notre r?silience.

Mais il y a ?galement le r?seau de relations externes, plus vaste. Est-ce qu’il est soutenant ? Est-ce qu’il est rassurant ? Ce r?seau-l? va se d?velopper pendant toute une vie parce qu’il ne s’agit pas uniquement de la famille imm?diate, mais des gens qui peuvent par la suite devenir une deuxi?me famille. Statistiquement un enfant qui a ces trois attributs r?unis d?s le plus jeune ?ge, va ?tre mieux pr?par? ? la vie, mieux pr?par? ? surmonter les difficult?s.

De plus, s’il voit que ses parents, quand ils font face ? une difficult?, recherchent des mani?res de s’en sortir, si ses parents ont tiss? autour d’eux un lien avec des gens pour pouvoir parler des difficult?s qu’ils vivent plut?t que de faire semblant comme si de rien n’?tait. ? ce moment-l?, la pers?v?rance qu’ils d?montrent, la confiance envers l’avenir qu’ils d?montrent vont ?galement ?tre un excellent exemple pour l’enfant pour qu’? son tour, il puisse b?tir sa r?silience. ?tant une sp?cialiste de l’?galit? homme-femme, Fay?al vous l’a dit tout ? l’heure, c’est mon combat au quotidien depuis une d?cennie, j?ajouterais que les femmes ont probablement une pr?disposition face ? la r?silience.

Probablement de par leur v?cu, par leur histoire, trop souvent teint?e d?oppression, surtout dans certaines cultures, et sachant que c’est un trait de caract?re essentiel pour avoir des leaders forts dans nos entreprises, je pense que les femmes peuvent avoir une longueur d’avance si on leur donne l’?galit? d’opportunit? pour le prouver. La r?silience mais ?galement l’intelligence ?motive dont les femmes font preuve de mani?re assez naturelle ?galement. Parce que si ont veut faire cro?tre une entreprise, il faut ?tre un leader en mesure de traverser les temp?tes parce que, immanquablement, les temp?tes vont se pr?senter.

Et si au moindre coup dur ce leader ploie et coule, il ne pourra jamais faire en sorte que son ?quipe le suive ? travers cette temp?te-l?. Donc la premi?re des choses ? faire pour pouvoir se sortir d’une situation difficile et pouvoir mettre en place sa r?silience, c’est de ne pas se consid?rer comme une victime. Il y a plusieurs ?l?ments qui mis ensemble peuvent nous aider ? ?tre plus forts et je vais vous donner quelques-uns de ces ?l?ments que vous pourrez mettre en branle d?s la fin de cet ?v?nement. D’abord, pensez ? b?tir votre estime personnelle, votre confiance en soi, ?a, c’est la base de tout. A partir du moment o? vous croyez en vous, vous pourrez convaincre les autres ?galement de croire en vous. Apprenez ?galement ? r?guler vos ?motions. Il faut se d?faire des ?motions n?gatives pour mettre l’emphase sur les ?motions positives, celles qui vont vous permettre de voir les choses du bon c?t?, d’?tre optimiste, d’?tre positif. Toujours avoir des r?ves, toujours avoir des objectifs ? atteindre, des d?fis ? surmonter, des projets ? r?aliser.

Vous montrer flexible et enthousiaste face au changement. Puisque de toutes les mani?res les changements vont arriver, nous sommes dans un monde en perp?tuelle mutation, il faut s’avoir s’y adapter, il faut savoir se comporter de mani?re r?siliente et on appelle ?a ?galement en anglais commun?ment le ? coping ?. ?videmment, s’entourer de personnes positives qui vous encouragent, qui vous soutiennent. On a tous dans notre entourage des personnes bienveillantes qui nous aident dans nos objectifs. Identifiez ces personnes qui ne sont pas l? pour les bonnes raisons autour de vous.

Ces personnes qui ne vous veulent pas toujours du bien. Essayez de les identifier et de vous en ?loigner. Ayez une pratique spirituelle. Elle peut ?tre m?ditative, elle peut ?tre religieuse, peu importe, mais l?essentiel, c’est de savoir remettre en perspective nos probl?mes face au monde qui nous entoure. Et soyez dans la gratitude, soyez reconnaissant pour tout ce que vous avez plut?t que de vous plaindre de ce que vous n’avez pas ou de ce que vous aimeriez avoir. Pensez qu’il y a des gens qui ont beaucoup moins que vous et qui s’en contentent largement.

Et puis ce fameux fatalisme qui consiste ? accepter les choses, il est quand m?me important parce qu’il est essentiel d’accepter les situations, d’y faire face, plut?t que de les ignorer en esp?rant que peut-?tre elles disparaissent toutes seules. On a parfois de la difficult? ? ext?rioriser nos sentiments et ? les exprimer en mots. Certaines personnes choisissent les arts pour faire cela. De la peinture, pour exprimer des sentiments, des ?motions. Et puis le sens de l’humour. Un ?clat de rire est une merveilleuse fa?on de changer notre attitude, de voir les choses diff?remment.

Quand on parle de r?silience, on abandonne cette notion aseptique de la vie qui nous fait penser que tout ira toujours bien. En parlant de r?silience, on reconna?t qu’on va peut-?tre ?tre confront? ? des difficult?s mais qu’il y a moyen de s’en sortir et qu’on veut mettre en place tous les m?canismes n?cessaires pour rebondir. Ce message est puissant notamment pour les parents ou les ?ducateurs qui ont parfois trop tendance ? vouloir prot?ger leurs enfants, ? les mettre sous une cloche de verre pensant que c’est le meilleur moyen de les tenir ? l’abris de difficult?s.

Mais dans les faits, on ne leur donne pas les outils n?cessaires pour faire face ? la vie, on ne pourra pas toujours ?tre l? pour les prot?ger, il faut plut?t leur enseigner les m?canismes qui vont leur permettre d’?tre r?silients le jour o? un probl?me les frappera. Nous ne sommes jamais ? l’abri, jamais ? l’abri d’actes destructeurs contre lesquels nous sommes sans moyens. ?a, c’est quelque chose que j’ai appris durant les 15 ans de guerre civile au Liban.

Je n’avais que 7 ans quand la guerre a commenc?, j’en avais 22 quand elle s’est termin?e. Maintenant que je vis au Canada, je me sens forc?ment beaucoup plus ? l’abri, beaucoup plus en s?curit?. Mais est-ce qu’on est vraiment ? l’abri ? Est-on ? l’abri sur les Champs-?lys?es ? A Stockholm ? Est-ce qu’on est ? l’abri ? Saint-P?tersbourg ? Peu emporte o? nous vivons, que ce soit dans un pays en guerre, que ce soit dans une terre de paix, nous ne sommes nul part exempt?s des retomb?es d’un combat auquel nous n’avons jamais choisi de prendre part.

Nous pourrions faire face un jour ? une agression qu’elle soit humaine, qu’elle soit naturelle, une catastrophe peut arriver sans que nous ayons un contr?le. Il est n?cessaire d’apprendre ? surmonter les pires ?preuves car nous pourrions un jour ?tre des cibles arbitraires. Les Libanais ont, pour la plupart, d?velopp? de grandes qualit?s gr?ce ? la r?silience, comme le courage, comme la pers?v?rance. Peu de peuples d’ailleurs ont vu leur pays d?truit et reconstruit autant de fois en gardant toujours l’optimisme, le positivisme et le sourire. Apr?s avoir pendant de nombreuses ann?es eu honte de parler de mon pass? tourment?, sans doute inconsciemment pour ?viter que l’on m?emprisonne dans un carcan de victime dont je ne voulais pas, je prends plaisir maintenant ? mettre en lumi?re des parcours de femmes et d’hommes qui ont fait des choses extraordinaires malgr? les difficult?s qu’ils ont pu vivre dans leur enfance.

D’ailleurs ici m?me au Maroc, vous avez un exemple des plus admirables en la personne de Si Miloud Cha?bi. J’ai eu l’immense honneur d’?tre invit?e ? Rabat par sa fille, Asma Cha?bi, pour l’hommage rendu ? ce grand homme, ? sa m?moire — il est mort il y a un an. J’ai d?couvert le parcours exceptionnel d’un berger autodidacte, issu d’une famille si pauvre qu’un de ses petits fr?res est mort de faim. Miloud Cha?bi a d?cid? de s’enfuir ? l’?ge de 12 ans seulement. Il a d?cid? de d?fier son destin et il est parti de village en village, de petit boulot en petit boulot, jusqu’? arriver ? Rabat ? l’?ge de 18 ans pour lancer une entreprise dans le domaine de la construction.

Et 20 ans plus tard, il est devenu un des hommes les plus puissants du Maroc. Le tr?s improbable self made billionaire dans un univers d’h?ritiers de grandes familles. Ce qui m’a le plus touch?e dans son histoire, c’est l’empathie dont il fait preuve envers les personnes qu’il a laiss?es derri?re. Sa ville d’Essaouira lui est tr?s reconnaissante pour tout ce qu’il fait. Il est un grand homme, tr?s b?n?vole, tr?s altruiste, dans l’entraide, dans la solidarit? et ce sont des qualit?s qui favorisent la r?silience. La pire des catastrophes dans la vie ne peut pas nous briser. Le pire, c’est que si cette personne-l? se sent comme une victime, c’est l? qu’elle n’arrivera pas ? s’en sortir. Parfois l’entourage qui se veut bienveillant ne r?alise pas qu’il enferme cette personne dans une situation de victime, c’est l’identit? qu’il lui donne et en tant que victime, on perd sa fiert?.

Si on est tout le temps en train de sentir le regard apitoy? des autres sur nous, comment faire pour grandir, retrouver sa fiert?, qui est indispensable pour pouvoir contribuer ? nouveau, pour pouvoir avoir des projets dont on va ?tre fier ? A l’intersection de l’individu et de son environnement, la r?silience est un processus continu qui va durer toute une vie. La r?silience n’est pas inn?e, la r?silience n’a aucun pouvoir pour repousser les difficult?s pour nous mettre ? l’abri des chocs durs de la vie. Par contre la r?silience va nous permettre de r?sister aux difficult?s, elle va nous permettre de nous d?velopper en un ?tre encore plus fort et m?me si l’adversit? croise notre route, parce qu’il y a une chance sur deux que l’adversit? croise notre route.

La r?silience nous donne l’espoir de pouvoir ? nouveau mener une vie ?panouie. L’espoir fait vivre, ne vous en privez pas. Merci. (Applaudissements).

Source: Youtube

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neurosciences
Bien-être

Soigner le cerveau sans m?dicament gr?ce aux neurosciences

Soigner le cerveau sans m?dicament gr?ce aux neurosciences

Traducteur: eric vautier Relecteur: Camille Lachenal

Imaginez qu’on puisse soigner le cerveau, sans m?dicaments. Il existe une technologie qui a presque 100 ans aujourd’hui et qui s’appr?te ? r?volutionner les neurosciences. Tout a commenc? avec cet homme, Hans Berger. En 1924, en posant des ?lectrodes sur la t?te de ses sujets, il observe pour la premi?re fois les oscillations ?lectriques du cerveau. L’?lectroenc?phalographie ?tait n?e. Si vous allez aujourd’hui dans un h?pital o? on utilise cette technique de mani?re quotidienne pour le diagnostic des maladies psychiatriques et neurologiques, vous serez peut-?tre surpris de r?aliser que tr?s peu a chang? depuis cette date.

Voil? comment ?a se passe.

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Un premier sp?cialiste, comme on le voit sur cette image, vient installer, individuellement, une vingtaine de capteurs sur la t?te des patients. Les signaux sont ensuite amplifi?s, enregistr?s, et un deuxi?me sp?cialiste, typiquement un neurologue, va venir interpr?ter ces signaux que vous voyez. Pour les interpr?ter, il tire deux informations importantes.

La premi?re, la fr?quence et l’amplitude des oscillations ?lectriques du cerveau renseignent sur le niveau d’activit? c?r?brale. On dit que les fr?quences ?lev?es, c’est-?-dire les oscillations rapides, s’associent avec une activit? c?r?brale, et que les oscillations plus lentes s’associent avec un repos c?r?bral. La position de l’?lectrode renseigne sur diff?rentes aires c?r?brales. On sait aujourd’hui en distinguer environ une cinquantaine, et chacune s’associe avec une fonction particuli?re.

En combinant ces informations des fonctions c?r?brales avec leur activation et leur d?sactivation, on a, avec l’?lectroenc?phalographie, un outil extr?mement puissant pour analyser le cerveau. Vous allez me dire, s’il est si puissant, pourquoi on n’en entend pas plus parler ? Vous avez raison, c’est une excellente question. La premi?re fois que j’ai utilis? cette technique, c’?tait il y a 10 ans. ? cette ?poque, j’?tais responsable d’un projet de recherche qui avait pour objectif de rendre la communication ? des patients atteints de troubles moteurs s?v?res.

soigner le cerveau
aytuguluturk / Pixabay

Il s’agit de quelques dizaines de patients en France seulement mais leur besoin d’aide technique est ?videmment extr?mement important. Avec un groupe de chercheurs fran?ais, on a d?cid? d’utiliser une technique qui ?tait utilis?e dans les laboratoires de recherche, d?velopp?e depuis des dizaines d’ann?es dans des laboratoires ? travers le monde, et en particulier un, ici, ? Rennes, qui s’appelle l’INRIA.

On voulait prendre cette technique, les interfaces cerveau-ordinateur, dans les laboratoires de recherche, et la transf?rer au chevet des patients, l? o? elle peut ?tre utilis?e.

Voil? les r?sultats de ce projet de recherche. On voit ici Micha?l, un patient qui a eu un accident vasculaire c?r?bral, qui utilise un casque, un logiciel et des algorithmes, d?velopp?s dans le cadre de ce projet, et qui communique ? avec la pens?e ?.

Faire ?a a ?t? en soi une vraie prouesse technologique. Et pourtant, pour moi, apr?s ces 5 ann?es de recherche, ?a a ?t? une vraie d?ception de voir que ces patients n’utilisent pas cette technologie. Ils ne l’utilisent pas parce qu’il y a d’autres outils, soit plus simples, soit plus efficaces, soit moins chers, comme par exemple l’eye-tracking qui permet de faire le suivi du regard, qui leur permet de faire mieux.

Heureusement, ?a ne s’est pas arr?t? l?. Parce que la technologie d?velopp?e pour r?pondre aux besoins de ces quelques patients a ouvert des applications qui visent un public beaucoup plus large. Et ?a, il y a une dizaine d’ann?es, ?a a attis? la curiosit? des industriels qui sont en train aujourd’hui d’op?rer la r?volution des neurosciences.

Cette r?volution s’acc?l?re depuis 5 ans autour de deux avanc?es technologiques fondamentales. La premi?re est celle de la mesure de l’activit? c?r?brale. Depuis sa cr?ation en 1920 jusqu’au d?but des ann?es 2000, et encore aujourd’hui ? l’h?pital, elle a tr?s peu progress?. Il y a 10 ans dans les laboratoires de recherche, il fallait mettre des esp?ces de bonnets de piscine avec des fils partout, connecter ?a ? un bo?tier co?tant plusieurs dizaines de milliers d’euros.

C’?tait long, fastidieux, tr?s cher. Aujourd’hui, il est possible en 2016, pour quelques centaines d’euros d’enregistrer de mani?re extr?mement fiable l’activit? du cerveau dans n’importe quel contexte.

Maintenant, pour l’analyse, les neurosciences, comme d’autres domaines de la m?decine, ont b?n?fici? des progr?s en intelligence artificielle et en math?matique appliqu?e. Avec cette technique, on peut aujourd’hui automatiser des proc?dures qui n?cessitaient hier la pr?sence d’un expert pour l’interpr?tation des r?sultats.

Par exemple, on va utiliser une technique assez similaire ? celle qu’utilisent les g?ologues pour localiser l’?picentre d’un s?isme. Avec cette technique, ? partir des capteurs ? la surface de la t?te, on est capable de quantifier avec pr?cision l’activit? dans plus d’une centaine de zones ? l’int?rieur du cerveau. Voil? ce qu’on obtient quand on applique cette technique en temps r?el.

La r?volution des neurosciences en 2016, c’est ?a. La convergence d’une mesure simple, efficace, bon march?, utilisable par n’importe qui, n’importe o?, et qui s’associe avec des outils d’analyse extr?mement puissants et compl?tement automatiques. C’est tellement une r?alit? qu’il y a, ? travers le monde, beaucoup d’entreprises qui s’appr?tent ? commercialiser des produits bas?s de ces deux avanc?es technologiques.

Ici, on voit un pilote d’avion ?quip? d’un casque d’?lectroenc?phalographie et ? partir de ses trac?s c?r?braux, on peut extraire des informations sur sa vigilance, s’il est en train de s’endormir, son niveau de charge mentale, s’il est d?pass? par les ?v?nements, ou m?me son stress. Vous imaginez ? quel point l’arriv?e d’un tel dispositif, va pouvoir am?liorer la s?curit? a?rienne.

Mais ?a n’est pas tout.

Parce que la promesse de cette technologie aujourd’hui, va bien au-del?. Elle va au-del? parce qu’elle promet de soigner le cerveau sans m?dicaments. Vous allez me dire, soigner le cerveau sans m?dicaments, c’est certainement pas tr?s banal, ni commun. Pourtant, si vous vous blessez ? la jambe, et que vous allez voir votre m?decin, il ne va pas automatiquement vous donner un cachet pour r?parer votre jambe.

En revanche, il va vous envoyer chez le kin?. Qu’est-ce que le kin? va faire ? Il va vous montrer un mouvement qui implique les muscles ? r??duquer. Par exemple, la flexion du genou. Et vous, de s?ance en s?ance, vous allez regarder cette flexion et essayer de l’amplifier pour r??duquer et soigner les muscles concern?s. C’est exactement ce que permet de faire l’?lectroenc?phalographie avec la technique du neurofeedback.

Il y a ?norm?ment d’applications du neurofeedback aujourd’hui.

Plut?t que de vous faire une longue liste de tout ce qu’elle pourrait faire, je voudrais illustrer ? quel point c’est concret avec deux dispositifs con?us et d?velopp?s, ici, en France, et qui s’appr?tent ? ?tre commercialis?s. Le premier est ce dispositif pour le grand public qui permet de mieux g?rer son stress au quotidien en donnant, en montrant une repr?sentation auditive de l’activit? c?r?brale associ?e ? la relaxation.

Voil? comment ?a se passe. On voit ici le niveau de relaxation en bas et les modifications de la musique associ?es ? partir de l’activit? c?r?brale. En utilisant ce dispositif au quotidien, on peut r?entra?ner ses aires c?r?brales et mieux g?rer son stress. La deuxi?me application est un dispositif m?dical sur lequel je travaille en ce moment avec un groupe d’ing?nieurs talentueux.

Je serais curieux de savoir combien parmi vous connaissent, directement ou indirectement, des enfants atteints de troubles de l’inattention avec ou sans hyperactivit?. Je vois des gens qui hochent la t?te, quelques mains qui se l?vent. Il y en a un petit peu quand m?me. C’est une pathologie particuli?rement mal connue et mal diagnostiqu?e en France.

On estime qu’il y a un ? deux ?l?ves concern?s par classe, avec un impact fort sur le parcours scolaire, et des vraies difficult?s ? la maison. Avec le neurofeedback, on va proposer ? ces enfants de jouer ? un jeu vid?o qui est modul? par l’activit? c?r?brale responsable de l’inattention pour qu’ils puissent au quotidien la r?entra?ner.

Voil? comment ?a se pr?sente. En haut ? droite, l’activit? c?r?brale instantan?e enregistr?e ? la surface de la t?te. En dessous, une repr?sentation instantan?e des aires, ou de l’activit? c?r?brale, associ?es avec l’inattention. On va demander ? l’enfant de contr?ler cette activit? et de la maintenir dans certaines zones de tol?rance. L’enfant ne voit que la partie ? gauche, le petit bateau de p?che, et il a pour mission de p?cher des poissons. Il ne peut les p?cher que lorsque son niveau d’inattention c?r?brale est maintenu sous un certain seuil.

Les ?tudes cliniques montrent qu’apr?s une trentaine de s?ances, espac?es sur plusieurs semaines, les enfants qui arrivent ? contr?ler cette activit? c?r?brale l’associent avec une r?duction durable des sympt?mes. Certaines ?tudes montrent m?me que cette r?duction peut durer jusqu’? deux ans apr?s l’arr?t du traitement. Pour ces enfants et leur famille, l’?lectroenc?phalographie avec le neurofeedback, en 2016, peut vraiment faire la diff?rence.

Elle constitue une alternative cr?dible aux m?dicaments. Le m?dicament, une pilule qui doit ?tre prise deux fois par jour, une fois le matin, une fois le midi, est un traitement qui peut continuer jusqu’? l’?ge adulte, pendant plusieurs ann?es, qui s’associe parfois malheureusement ? des effets secondaires. Voil? ce que permet de faire aujourd’hui l’?lectroenc?phalographie.

? la vitesse o? vont les choses, c’est difficile de savoir ce qu’elle pourra faire dans 5 ou 10 ans. En revanche, je suis convaincu de deux choses. La premi?re : on va de plus en plus vous proposer des dispositifs de ce type. J’esp?re que vous savez ? pr?sent que ce ne sont pas des jouets et qu’ils modifient vraiment votre activit? c?r?brale.

Avant de les utiliser, r?fl?chissez, avez-vous vraiment envie de vous changer ? La deuxi?me : cette technologie va continuer de progresser et de faire plus pour des populations moins nombreuses, en particulier, pour ces patients pour lesquels on veut toujours am?liorer la communication.

Merci pour votre attention.

Source: Youtube

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Développement Personnel

R?ver, oser, travailler, ne pas abandonner

R?ver, oser, travailler, ne pas abandonner

 

Quand on m’a propos? de venir faire une pr?sentation ici, de venir vous parler, j’ai tout d’abord refus? en me disant qu’en tant que jeune, je n’?tais pas tellement l?gitime ? diffuser un message. C’est vrai, mieux vaut laisser sa place ? un professionnel qui aura vraiment v?cu des choses tr?s int?ressantes et qui aura le recul n?cessaire pour parler de ses exp?riences.

Et puis, je me suis dit que, justement, le manque de recul peut ?tre une force. L’entr?e dans la vie active des jeunes, l’ambition chez les jeunes, l’?chec, la pers?v?rance chez les jeunes, sont des th?mes qui touchent mon entourage au jour le jour, et moi-m?me par la m?me occasion, car, je sais, ?a ne se voit pas, mais je suis jeune. (Rires) A mon entr?e, vous vous ?tes dit : ? Ah, encore un vieux ! ? Eh non ! Je rigole. (Rires) Ici, au Canada en tout cas, vous avez un jeune qui est fantastique, plus que ?a m?me, c’est Xavier Dolan.

Alors je pense que vous le connaissez tous pour sa filmographie, entre autres. C’est quelqu’un qui m’a ?norm?ment aid? et inspir?, sans m?me qu’il le sache.

Premi?rement, forc?ment, pour sa filmographie, mais aussi pour une petite phrase qu’il a prononc?e lorsqu’il a re?u son prix, le prix du Jury du Festival de Cannes 2014 : ??Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille, et n’abandonne jamais. ? C’est tout con, mais cette petite phrase, aussi simple soit-elle, m’a bourr? d’optimisme, a recharg? mon cerveau, parce que Xavier Dolan prouve au jour le jour qu’on peut se bouger le cul pour de bonnes raisons avant m?me de pouvoir regarder du porno l?galement, qui prouve que filmer et la r?alisation n’est pas qu’une histoire de vieux barbu et pour ma part, c’est jouissif, parce que je n’ai pas de barbe, et qui prouve aussi que l’?ge n’est pas garant de g?nie et je peux vous dire que ?a fait du bien.

r?ver, oser, ne pas abandonner
Comfreak / Pixabay

Il faut aussi se dire une chose, c’est que cette petite phrase peut avoir un impact ?norme, et ce fut le cas sur moi. Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais. Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais.

Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais. Mais, putain c’est g?nial ! Je pense que tout est possible, tout est possible, ? qui r?ve, ose, travaille et n’abandonne jamais. C’est-?-dire que si l’on travaille, on ose, on r?ve, tout est possible. C’est bien, non ? Moi, ?a m’a boost?, ?a m’a chauff?.

Tout d’abord, r?ver, c’est la gen?se. Tout est possible lorsque l’on r?ve. Le r?ve pousse l’ambition ? se cr?er et pour que cette ambition se durcisse, se consolide, il faut croire en ses r?ves. Alors ?a cr?e une sorte de cercle, oui, c’est comme ?a que je repr?sente le cercle, c’est un peu ridicule, surtout si je le fais tr?s longtemps.

?a cr?e une sorte de cercle qui peut para?tre facile ? r?aliser, mais ce n’est pas si facile que ?a.

Antoine de Saint-Exup?ry disait : ??Fais de ta vie un r?ve, et d’un r?ve, une r?alit?.?? Alors, posons les choses tout de suite, il y a les r?ves que l’on fait lorsque l’on dort, celui o? j’embrasse Julia Roberts, et le r?ve que l’on fait ?veill?, la projection. C’est ce que l’on fait quand on est paum?, quand on a les yeux dans le vide, quand on a un petit sourire en coin comme des cons parce qu’on s’imagine un avenir radieux. C’est de ce r?ve, dont je parle. Pour que ce r?ve devienne ambition, c’est ? l’individu lui-m?me de se dire que oui, c’est possible que ce ne soit pas qu’un r?ve pour toute ma vie. Et c’est aussi, deuxi?mement, ? l’entourage de cet individu de le conditionner, de le motiver, de lui dire : ??Voil?, mon gars, va falloir taffer mais tu peux y arriver.?? Et, du coup, comme je vous le disais, pour passer du r?ve ? l’ambition j’ai l’impression qu’il faut une petite ?tincelle.

Cette petite ?tincelle, je pense que la confiance en soi l’aide ? se cr?er.

Vous le savez mieux que moi, la confiance en soi, ?a tient parfois ? rien du tout. Je me souviens d’un professeur au coll?ge qui s’appelait Monsieur Lacombe, un mec plut?t mastoc, 2m05, avec une petite barbe, c’?tait un prof de maths, et il nous disait en d?but d’ann?e : ? Essayez de r?soudre ce probl?me.?? Et puis au bout de trois mois, je ne sais pas pourquoi, il a commenc? ? nous dire : ??On verra en combien de temps vous trouverez la solution.?? Et puis avec du recul, parce que malgr? mon jeune ?ge, j’arrive ? avoir de recul sur mes ann?es au coll?ge, je me souviens qu’on ne vivait plus les exercices de la m?me mani?re.

Dans le premier cas, monsieur Lacombe nous parle de probl?me, dans le deuxi?me, il nous parle de solution.

Dans le premier cas, il nous demande d’essayer, dans le second, il nous dit qu’on va r?ussir. C’est tout con, c’est vrai. Merci pour votre interaction. (Rires) Mais, en tout cas, ?a motive ? fond. Le r?ve, c’est la gen?se, l’ambition est le moteur, et pour cr?er son plan d’action, il faut, attendez, c’est pr?vu : ??Oser?? C’est tim? ! Ce n’est pas facile d’oser. Et je ne suis pas s?r que de nature l’homme ose. Je pense que l’homme se compla?t tr?s facilement, c’est mon point de vue, et c’est un danger. Il ne faut pas que seules les ?lites osent sinon ce n’est pas dr?le. Chacun peut oser et doit oser, selon sa propre mesure, selon ses propres envies, ses propres moyens. Par exemple, oser dire non ? ? Tu feras le boulot de tes parents. ? si on n’en a pas envie, est d?j? quelque chose d’assez lourd et cons?quent ? faire. D’ailleurs, par rapport ? ?a, petite parenth?se comme ?a, pour les parents, s’il y en a ce soir, qui ont la manie de vouloir imposer leurs passions et leur travail ? leurs enfants, voyez le film ? Billy Elliot ?.

Regardez-le.

Voil?, je vous dis ?a comme ?a. Vous le regardez, vous aimez ?a ou pas, on s’en fout, vous prenez le message, c’est tout. ? ma petite ?chelle, je me souviens, il y a quelques ann?es, j’osais louper des cours et me confronter un petit peu ? mes parents pour aller interviewer des stars ? Paris. ?a me para?t maintenant d?risoire, mais ? l’?poque, c’?tait quelque chose. Oser d?passer son univers, d?couvrir de nouvelles choses, pour les jeunes, c’est compliqu? mais n?cessaire. Mon univers, ? l’?poque, et celui de nombreux jeunes aujourd’hui, se r?sume ? ?cole, maison, bus, internet, Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram, YouPorn, euh, Youtube ! Pardon, je ne sais pas… Youporn ? Je ne connais pas. C’est un site de cuisine ? Je ne sais pas ce que c’est, ?a m’est venu comme ?a. Oser d?couvrir, oser exp?rimenter, oser se faire confiance, oser aller dans le chemin que l’on veut se cr?er, c’est se diff?rencier des autres. Oser, c’est un petit peu se mettre en danger.

Oser, c’est perdre ses rep?res.

Tandis que ne rien faire, c’est ?tre s?r de ce que l’on fera demain. Et pour oser, il y a un bel avantage, c’est le courage. Comme disait Claude Nougaro, un fameux jazzman fran?ais, ??J’ai du c?ur, mais pas d’estomac.?? L’estomac, il en faut un petit peu pour oser. Prenons l’analogie de Tony, ce pote au coll?ge que l’on a tous eu, je pense que tu l’as eu, Tony, c’?tait le mec un peu styl?, un peu plus grand que les autres, qui ?coutait du rock, qui avait une petite cr?te et une cha?ne en or. On le d?testait tous. Pourquoi ? Parce qu’il sortait avec toutes les filles, alors que nous, on passait nos soir?es sur Youtube. Alors, de quoi on avait peur ? De l’inconnu, la fille. On avait peur de faire un pas vers elle, de se prendre un vent, d’?tre la ris?e du bahut.

Je ne suis plus au coll?ge depuis bien longtemps, environ deux semaines, et il me para?t maintenant ?vident que Tony avait raison.

Il fallait surpasser et sauter cette barri?re qui n’?tait que psychologique et oser dire : ??Chalut M?lanie !?? Oui, j’avais des bagues ? l’?poque. ??Chalut M?lanie, ch’est Panayotich.?? ??Non, je ne suis pas nouveau, on est assis ? c?t? en classe depuis deux ans.?? ??Je voulais te dire : tu rechembles vachement ? Julia Robertch.?? Oui, c’?tait ma technique de drague. Je pensais que dire ?a ? une fille, c’?tait se la mettre dans la poche. Mais non, c’est pas grave. En tout cas, la drague, c’est quelque chose qu’il faut : ??travailler??. Vous avez vu ? Les transitions sont pas mal ! (Rires) J’ai travaill? l?-dessus. ??Travailler?? Ce qui va ?tre d?terminant, ce n’est pas de travailler. Tout le monde le fait.

C’est de savoir pourquoi on travaille, quel est le sens derri?re tout ?a. Trouver un but ? tous ces efforts est une des priorit?s, je pense. Je ne parle pas du ??travail?? que l’on fait le week-end pour gagner un peu de tunes.

Non, je vous parle du travail qui a un sens profond. Celui qui va vous apporter exp?rience et confiance en soi. Celui qui ne va peut-?tre pas avoir un impact concret et direct sur votre compte en banque, mais qui vous apportera quelque chose de bien plus important. De mes douze ? quinze ans, j’ai r?alis? une vingtaine d’interviews. Au d?but, c’?tait tr?s contraignant. Je ne sortais pas le week-end avec mes amis, parce que j’avais du montage ? faire. Je me couchais tard, parce que j’avais du montage ? faire. Je n’avais pas de petite copine, parce que j’?tais nul en drague. Mais ?a m’a aussi apport? bon nombre de comp?tences, qu’elles soient techniques : utiliser une cam?ra, monter, mixer, ?talonner, qu’elles soient sociales : le d?veloppement de mon tact avec les gens, de ma confiance en moi, mon carnet d’adresses.

Je me suis fait beaucoup d’amis avec qui j’ai toujours la chance de travailler en ce moment.

?a m’a aussi appris ? g?rer mon stress, ? apprendre ? g?rer de fortes responsabilit?s, ? acqu?rir le sens des priorit?s. Par exemple, quand mon premier cachet de com?dien est tomb?, oui, je suis com?dien parfois… Quand mon premier cachet de com?dien est tomb?, sans h?siter, tout de suite, je me suis achet? un Mac, pour aller sur Youtube le soir, et une suite de logiciels de montage, pour me perfectionner dans le montage. Et c’est ? partir de moment pr?cis que j’ai commenc? ? orienter tous mes choix, m?me les plus anodins, en fonction de ma passion et de mon travail. C’?tait pas contraignant, c’?tait un plaisir. Travailler, trouver un but derri?re tout ?a, c’est quelque chose de primordial. Travailler en cours, OK, pourquoi pas ? Mais si on sait pourquoi on travaille en cours au lyc?e, si on sait que ce n’est pas forc?ment du temps qu’on passe ? travailler sur des choses qui ne nous int?ressent peut-?tre pas ? fond, mais que l’on se dit que c’est un pari sur notre avenir, on ne voit plus ?a comme du temps perdu.

On voit ?a comme quelque chose pour se construire un bel avenir.

Maintenant, on a r?v?, on a os?, on a travaill?, il reste une chose ? faire, qui n’est pas des moindres, c’est : ??Ne pas abandonner?? On rencontre, et c’est normal, sur notre chemin de plus en plus d’obstacles qui affaiblissent la petite flamme en nous. Des obstacles, petits ou grands. Moi, je n’ai pas ?norm?ment d’exp?rience, donc je n’ai pas encore v?cu et rencontr? de gros obstacles. Je touche du bois pour ne pas en rencontrer de gros.

Mais pour l’instant, j’en ai rencontr? des petits. Ces obstacles affaiblissent cette petite flamme en nous, qui nous disait : ??Mais oui, tu peux devenir chirurgienne !?? ??Mais oui, tu peux devenir, basketteur, m?decin, kin? !?? ??Mais oui, tu peux devenir figurant dans les films de Julia Roberts pour essayer de la p?cho ? la fin des tournages !?? Pardon, ?a c’?tait pour moi, c’est ma passion.

Julia Roberts, elle est magnifique. (Rires) Le risque, c’est que cette petite flamme s’?teigne, et que l’on oublie le r?ve qui ?tait ? la base. Quand on avait r?v? de devenir chirurgienne, et qu’on s’?tait dit : ??C’est bien d’?tre chirurgienne.?? et que l’on avait travaill? pour le devenir, que l’on avait avant os? se dire : ??C’est possible.?? Et c’est pas parce que l’on a tu? deux ou trois patients qu’il faut arr?ter.

Ce n’est peut-?tre pas le bon exemple. (Rires) C’est pas le bon exemple, je m’excuse. Quoique, si, j’aime bien cet exemple. Mais, en tout cas, pour ne pas abandonner, pour entretenir cette flamme de la motivation et de l’ambition, je peux vous proposer une petite chose qui m’a ?norm?ment aid?, c’est de rencontrer ses idoles, ou les personnes qui sont influentes dans l’univers dans lequel on veut rentrer, Pour ma part, ce fut ce fameux jeune r?alisateur Xavier Dolan, que j’ai eu la chance de rencontrer une heure apr?s son fameux discours : ??Je pense que tout est possible ? qui r?ve, ose…?? Je viens de cracher un truc ?norme, c’est pas grave, il faudra peut-?tre nettoyer pour celui d’apr?s.

(Rires) Et j’ai eu la chance de le rencontrer une heure apr?s ce fameux discours.

Je l’ai vu dans un couloir, parce que j’avais ?t? invit? au festival de Cannes en envoyant deux ou trois mails, une centaine environ, au comit? d’accr?ditation, et ils en avaient marre de recevoir autant de mails donc ils se sont dit : ??Allez, on l’invite.?? Donc, j’ai eu la chance de le croiser dans un couloir une heure apr?s son discours. J’ai voulu faire le mec un peu confiant, j’ai dit : ??Bonjour, Panayotis.?? Alors qu’en vrai c’?tait : ??Putain, c’est Xavier Dolan ! Il est ? moins de trois m?tres, fais comme si tu ne le voyais pas !?? ??Salut, bonjour !?? Et donc je suis all? le voir, je lui ai dit : ??Bonjour, Xavier, Panayotis.?? Et on a discut?.

Pour moi, c’?tait une discussion magistrale, fantastique. J’?tais sur un nuage. Pour lui, c’?tait une discussion banale, mais je m’en foutais.

On a discut? dix minutes, et je me souviens qu’apr?s cette discussion enrichissante et int?ressante, il est parti, et je l’ai regard? comme un con comme ?a. Je venais d’oublier tout ce que j’avais v?cu, les petits obstacles que j’avais rencontr?s avant, c’est-?-dire des castings loup?s, des vues qui ne d?collaient pas sur mes vid?os, des vid?os qui ne sortaient m?me pas, des probl?mes ? l’?cole parce que je loupais les cours pour des vid?os, etc. Tout ?a, c’?tait oubli?, c’?tait parti.

Je n’avais qu’une petite chose en t?te, c’?tait : ??C’est vrai, c’est pour ?a que j’ai envie de faire ce m?tier. C’est pour ?a que j’ai envie de faire ce putain de m?tier.?? Du coup, j’avais un grand sourire, j’?tais pr?t ? repartir pour 3 ans dans ce fameux chemin pour arriver ? mon but ! Et, comme je suis quand m?me un peu pro, je l’ai rattrap?, et vu que mon but, c’est que l’on devienne confr?res ou coll?gues, je lui ai laiss? ma carte de visite.

Pas du tout ! J’ai fait un selfie. Chacun son truc, les jeunes, c’est le selfie. En tout cas, il y a une deuxi?me chose dont j’aimerais vous parler, Bonjour ! (Rires) Tu ne croyais pas qu’il y allait avoir de l’interaction ! C’est rat?, il n’y a pas de mur, ici ! Si je veux te parler, je le fais ! (Rires) L’autre chose, dont je veux vous parler, c’est d’approfondir sa connaissance du domaine dans lequel on veut ?voluer. Pour ma part, ? la base, je voulais ?tre com?dien, mais j’ai essay? de faire de la r?alisation, de l’?criture de sketchs, de la mise en sc?ne, etc.

Qu’est-ce qui nous donne plus envie de manger un g?teau que de faire des allers-retours devant la vitrine ? Il y a un dernier point, oui, il y en a beaucoup dans cette partie, Je me suis dit : ??On va faire plein de points !?? Le dernier petit point, qui m’a ?norm?ment aid? aussi, c’est de relativiser la notion d’?chec et de r?ussite.

? l’?poque, et je c?toie beaucoup de jeunes qui pensent comme ?a, je me disais qu’il y avait deux voies : la voie de la r?ussite et la voie de l’?chec. C’est faux. Je pense qu’il n’y a qu’une seule voie, qui m?ne, si l’on pers?v?re, ? la R?ussite avec un grand ? r??. Cette unique voie comporte des petits ?checs, des petites r?ussites, des petits ?checs, des petites r?ussites… Il ne faut pas s’arr?ter au 1er en se disant : ??Je suis dans la voie de l’?chec.?? C’est faux. Il faut poursuivre, continuer. Et sur cette voie, pour reprendre cette m?taphore quasi spirituelle, on rencontre bon nombre de personnes qui nous aident ? continuer, qui nous tiennent la main, qui nous donnent, ou redonnent, cette petite ?tincelle, et qui la voient dans nos yeux.

Une r?ussite, ?a se ressent aussi dans le regard des autres. Se former une clique, une team, travailler avec des gens en ad?quation parfaite, c’est quelque chose que j’ai eu la chance de vivre.

Je peux vous dire que quand vous tra?nez avec des cerveaux qui ont la m?me ambition que vous, qui voient cette fameuse voie de la m?me mani?re que vous, ?a vaut peut-?tre dix cerveaux, qui regardent dans tous les sens. Pour terminer, j’aimerais vous partager le meilleur conseil que j’ai re?u de ma vie, m?me si elle est courte encore, je ne suis pas si vieux que ?a, mais je vais dire ??de ma vie?? pour faire styl?. Le meilleur conseil que j’ai re?u de ma vie, ce n’est pas le conseil le plus acad?mique que j’ai pu recevoir, mais c’est celui qui m’a le plus marqu?. Quand j’avais onze ou douze ans, j’ai interview? Orelsan, qui est l’un des rappeurs les plus connus en France.

J’?tais super content, l’interview s’?tait bien pass?e. J’avais juste oubli? d’allumer le micro. Donc du coup la moiti? du… Eh oh, ?a va hein ! (Rires) Donc la moiti? de l’interview ?tait partie ? la poubelle. On avait r?ussi ? r?cup?rer du son avec des iPhones, c’?tait un peu la merde… Je me souviens que j’avais termin? le montage, je l’avais montr? ? mon p?re.

Il m’avait regard? et m’avait dit : ??Tu t’es foir? l? ! Respire un bon coup, travaille un bon coup, la prochaine fois tu feras mieux.?? Merci d’avoir ?cout? un jeune.

Merci beaucoup. (Applaudissements – Cris).

Source: Youtube

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Humour

Merci ? la Femme parfaite d??tre une connasse !

? La femme parfaite est une connasse ?

Bonsoir. Alors il y a trois ans, j’ai ?crit un livre d’humour intitul? ? La femme parfaite est une connasse ?. J’y parlais de cette femme qui semble tout r?ussir dans sa vie et avec tellement de facilit?. C’est votre s?ur, votre amie, votre coll?gue, tout simplement la femme crois?e ? la sortie de l’?cole, avec ses talons et son brushing impeccable, qui semblait dire : ? Je suis la femme parfaite. Ma vie est parfaite. ? Alors ? quoi ressemble pr?cis?ment cette femme parfaite ? Elle doit r?pondre ? diff?rents crit?res qui ont d’ailleurs ?volu? avec le temps.

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Dans un 1er temps, je vais montrer la liste de crit?res de la femme parfaite avant. Trois points : enfanter, s’occuper de ses enfants et de son mari et puis bien tenir une maison.

Simple ou pas ? Simple. Cette liste a beaucoup ?volu? donc ? pr?sent je vais vous montrer la liste d’aujourd’hui. Cette liste est non exhaustive, bien s?r. (Rires) Je vous laisse regarder. Pour r?sumer, la femme parfaite aujourd’hui doit ?tre une m?re mod?le, une ?pouse parfaite, toujours attirante et sexy, sexuellement performante, une working girl ambitieuse et une cuisini?re hors pair. Pas forc?ment cet ordre et puis c’est un r?sum?. Enfin je vais vous r?v?ler ma version de cette liste. Mon imperfection fait que je n’y arriverai pas. Ah ! Bon, c’?tait d?gueulasse. C’est une ?vidence : je suis loin d’?tre la femme parfaite. Pas assez sexy, pas assez bonne amante, pas assez bonne m?re, pas assez bonne cuisini?re, trop ind?pendante, trop gourmande, pas assez sportive.

Je continue ? Non, parce qu’on parle de moi, l?. H? h? h?, mais posez-vous la question. Est-ce que votre liste est plus remplie ? On revient sur la mienne. Honn?tement, la v?tre, mesdames, messieurs ? Parce qu’? en croire les r?seaux sociaux, la vie des autres est formidable. C’est une vie faite de repas gastronomiques, de couchers de soleil et de petits chats mignons.

Elle est tellement plus passionnante que la n?tre. Non, je vous assure. Elle n’est pas plus int?ressante que la n?tre. Ils ont seulement un meilleur filtre Instagram. Et un tr?s bon logiciel Photoshop. On a beau savoir qu’ils se mettent en sc?ne, on y croit. C’est fou ! Ce qu’il y a de pire, en fait, c’est de croire que les autres y arrivent.

Pourquoi eux, ils arrivent et pas nous ? ?a nous fait nous sentir encore plus nuls, encore plus mis?rables. On arr?te. Tout ?a, en fait, c’est la faute de la femme parfaite. Cette connasse ! Je vous rassure, je n’insulte personne parce que, vous l’avez compris, la femme parfaite n’existe pas. Et savoir que personne n’est parfait, savoir que la perfection n’existe pas, ?a nous change la vision qu’on a des autres et ?a change aussi la vision qu’on a de nous-m?mes.

?a nous permet de d?culpabiliser. Le mot est l? : d?culpabiliser. On est toutes dans la m?me gal?re. Et quand je dis : toutes, en fait c’est on est tous dans la m?me gal?re. Ce que l’histoire ne dit pas, c’est que l’homme subira la m?me pression, cette pression de l’homme parfait. Et ?a commence. On n’a pas la date pr?cise ? laquelle l’homme, ? l’instar de la femme, aura envie de crier : ? L’homme parfait est un connard ! ? mais ?a viendra.

Soyez-en s?rs.

C’est toujours un peu plus long pour les hommes. Et ?a commence, messieurs. Vous sentez la pression commencer ? peser sur vous ? Un homme aujourd’hui doit rester jeune, beau et sexy, p?re attentionn?, mari aimant, tendre et sensible tout en restant fort et viril. Eh, bonne chance, les mecs ! (Rires) Bon, ?a va. Chacun son tour. Moi, j’ai envie de vous dire que comme on a une image biais?e de ce qu’est ?tre parfait, on ne se sent jamais ? la hauteur.

On ne se sent pas l?gitimes et puis on est s?rs que tout le monde va s’en apercevoir.

Je suis une escroquerie, je vais finir par ?tre d?masqu?e. On a tous ressenti ?a. On a peur alors on joue un r?le. On tente de donner le change. Moi, ?a m’est arriv? en rentrant dans le monde du travail. Il y a dix ans, j’ai int?gr? la r?daction d’une ?mission de t?l?, culturelle, intellectuellement exigeante.

J’avais pas confiance en moi. Je me sentais pas ? ma place et pas l?gitime pour ce poste. J’?tais s?re que tout le monde allait s’en rendre compte, c’?tait obligatoire. Pour moi, par exemple, la journaliste parfaite ne devait lire que ? Le Monde Diplomatique ? ou ? The Economist ?. Pas de journaux l?gers, surtout pas en public.

Ce que je faisais, c’est je me mettais en sc?ne. Sur mon bureau je mettais en ?vidence les journaux comme ? The Economist ? pour que tout le monde voie, et je cachais les magazines f?minins. Parce que si on s’?tait rendu compte que j’avais ce type de lecture, on m’aurait d?masqu?e. Je suis pas l’intello que vous pensez, je suis futile et par cons?quent pas l?gitime ? mon poste. C’est moi, l’escroc. Il m’a fallu du temps pour comprendre que j’?tais ? ma place, que le fait que je porte du vernis ? paillettes ou que je regarde des ?missions d?biles ? la t?l? ne faisait pas de moi une journaliste moins cr?dible.

J’avais pas besoin de me transformer. Pas besoin de gommer mon accent du Midi ou de changer de look.

Et finalement, personne ne me l’avait demand?. Je m’?tais persuad?e que c’est ce qu’on attendait de moi et ce qui allait faire de moi une journaliste cr?dible. J’avais tort. Quand j’ai ?crit ? La femme parfaite est une conasse ? avec ma s?ur jumelle Anne-Sophie Girard, j’ai ?crit un livre d’humour, l?ger, dr?le et futile, alors que moi, ? la base, j’?tais cens?e ?tre dans la case d’intello.

Vous vous imaginez ? La r?dactrice en chef d’une ?mission intellectuelle qui, au lendemain d’un d?bat passionnant sur le conflit isra?lo-palestinien, ?crit un chapitre sur comment garder sa dignit? quand on est compl?tement bourr?e. Ouais, ben, je l’ai fait. J’ai pas voulu choisir, en fait. J’ai fait les deux. C’est pour ?a qu’aujourd’hui je dis merci ? la femme parfaite d’?tre une conasse.

Parce que c’est l’?criture de ce livre qui m’a fait comprendre que je pouvais ?tre tout ce que je voulais et que je pouvais faire tout ce que je voulais. M?me monter ce soir sur cette sc?ne et me pr?senter ? vous. Alors je dis pas que ?a a ?t? facile, on va pas se mentir, je dis pas que j’ai pas plusieurs fois paniqu? en pr?parant cette conf?rence. Qu’est-ce que je fais l? ? Qui je suis, moi, pour monter sur sc?ne et puis me pr?senter ? toutes ces personnes ? Je suis une escroquerie. Ils vont me huer, me demander de rendre le micro et de descendre de la sc?ne.

Et apr?s je me suis demand? si un des speakers – c’est les personnes qui interviennent pendant les conf?rences – notamment ce soir, ?tait mont? sur sc?ne en se disant : ? Hey, c’est normal qu’ils fassent appel ? moi. Je suis un sp?cialiste.

Je poss?de le savoir. Je suis tellement ? l’aise pour parler devant ces gens. ? Non. Le speaker parfait n’existe pas. Alors aujourd’hui je choisis d’?tre une speakeuse imparfaite. Je l’ai d?montr?, j’esp?re. Quand j’?tais petite, mes parents m’ont dit : ? Dans la vie, tu peux ?tre tout ce que tu veux. ? J’avais mal compris. Je croyais que j’avais seulement la possibilit? de choisir parmi plein de choses. J’avais pas pris conscience que je pouvais ?tre plein de choses, en m?me temps. On n’a pas besoin de choisir. Alors je termine en vous disant que c’est un vrai combat, de ne laisser personne nous mettre dans une case, mais c’est encore plus dur de ne pas nous y enfermer nous-m?mes.

Je peux ?tre toutes les femmes. Je dois seulement d?culpabiliser de n’?tre parfaitement aucune d’elles.

Merci. (Applaudissements).

Source: Youtube

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